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 judgment day + Charlotte

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potion maker

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pseudo : heartsamess
face claim : carey mulligan (amortentia)
MessageSujet: judgment day + Charlotte   Mer 3 Aoû - 17:41


judgment day
Charlotte & Louise


Tu as la désagréable impression que les murs un peu miteux de ton appartement se rapprochent dangereusement de ta petite personne, se sont mis d’accord pour t’étouffer. Ton regard noisette contemple le béton avec méfiance et incertitude. Aujourd’hui est l’une de tes journées de repos, tu avais envie d’en profiter pour te reposer chez toi, tranquillement, sans te soucier du regard des autres ou t’inquiéter des risques que tu pouvais courir en mettant le nez dehors. Mais il te semble qu’en ce jour tu ne pourrais clairement pas être tranquille. Ta paranoïa et ton esprit torturé ne te laisseraient pas en paix, ton plus grand malheur. Tu as envie de crier, de te rebeller contre toi-même. Tu n’en as, cependant, pas la force. Tu es fatiguée, tellement fatiguée. Alors tu fais ce que tu sais faire de mieux ; tu fuis, une veste posée sur tes petites épaules, ta chevelure blonde quelque peu ébourriffée par le manque de soin. Des cernes bien prononcées sont dessinées sous tes yeux légèrement en amande, ta peau est plus blafarde qu’à l’accoutumée. Les clefs de ton appartement en poche, la porte verrouillée, tu te mets en cavale sans trop réfléchir. Ton coeur se serre dans ta poitrine alors que tes pas martèlent les pavés sorciers du quartier londonnien où tu te trouves. Tu ne t’y sens pas à ta place, tu ne t’y sens pas à l’aise. Tous ces sorciers que tu ne connais pas autour de toi, tous ces sorciers capables de tout et n’importe quoi … ça te rend nerveuse. Incroyablement nerveuse. La gorge serrée, le coeur battant la chamade contre tes côtes et l’estomac noué, tu as drôlement envie de tourner les talons et de laisser les murs de ton petit appartement t’écraser. Tu n’en fais rien, toutefois. À la place, tu prends tes jambes à ton cou pour te retrouver bien vite du côté moldu de la capitale anglaise. Cette balade n’a rien de bien exceptionnelle en soi, le Londres moldu encore moins. Mais tu dois bien avouer que dès que tu as posé un pied sur le sol de ces êtres dénués de la moindre magie, tu t’es sentie soulagée. Plus aussi angoissée que lorsque tu étais entourée par ces sorciers tous plus imprévisibles les uns que les autres.

Tu erres pendant un moment, te perdant dans la foule moldue. Ton coeur s’est quelque peu calmé, mais il y a toujours cette sensation de malaise sous ta peau. Comme toujours, depuis dix ans. Tu ne boîtes pas autant que certains jours, mais une petite voix paranoïaque te sussure à l’oreille que les autres passants te fixent étrangement à cause de ce défaut dans ta démarche. Ce n’est pas vrai, tu le sais. Tu n’as pas ta vieille canne en bois, ce coup-ci, tu n’as donc aucune raison d’attirer l’attention des autres. Tu ne peux pas pas t’en empêcher, c’est plus fort que toi. Tu as trop peur du regard des autres et aujourd’hui la fatigue n’arrange rien à ta situation. Tu passes une main moite dans ta crinière blonde, ton regard allant de droite à gauche avec méfiance. Quelques uns remarquent la lourdeur de ta démarche, mais ils sont peu et ne s’attardent guère sur ta petite personne. Ils sont bien trop pressés pour te prêter attention trop longtemps, à ton plus grand soulagement. Tu laisses ta respiration s’échapper d’entre tes lèvres, remarquant juste à l’instant que tu l’avais retenue durant quelques longues secondes. Tu fourres tes mains dans les poches de ta veste, te donnant volontairement un air désinvolte. Tout va bien, tu respires plus aisément. C’est avec un nouvel élan donc que tu te mets à déambuler là où tes pas lourds veulent bien te porter. Tu marches pendant une heure environ, peut-être plus, avant d’apercevoir la silhouette imposante de l’un des centre-commerciaux relativement populaire aux yeux des moldus londonniens. Tes pas se font plus lents, un peu plus incertains. Puis tu te reprends, prenant la décision de te rendre au sein de cet étrange établissement. C’est lentement que tu te rends au sein du centre-commercial, les yeux brillants d’une curiosité réprimée. Ce n’est point la première fois que tu te rends dans un centre commercial, bien loin de là même. Mais tu as toujours un peu de mal à saisir le concept de la chose. Tant de boutiques réunies en un seul et même endroit, toutes ces personnes se pressant les uns contre les autres, comment les moldus peuvent-ils apprécier ce genre d’endroits ? Tu as bien conscience que c’est la curiosité si caractéristique des Scamanders qui te pousse à explorer maladroitement le centre-commercial, mais pour les autres … tu ne sais pas trop.

Ça a quelque chose de sauvage et de primal, tu trouves. Mais tu ne t’en soucies pas ; tu te mêles à la foule sans dire un mot et marches quelques longues minutes. Puis tu te lasses de ce qui t’entoure, tu as envie d’en voir plus. Ton regard se fixe sur la partie visible du premier étage. Voilà où tu veux aller. Au lieu de suivre la foule jusqu’aux escaliers, tu te diriges un peu à l’écart du monde, vers les ascenceurs. Encore une invention un peu étrange à tes yeux, mais tellement plus pratique pour toi, te rendant la vie bien plus facile en vue de ta mauvaise jambe. Tu appuies distraitement sur le bouton d’appel, attendant patiemment que la petite boîte de métal arrive à ton niveau. Les portes s’ouvrent avec un petit tintement aigu. Une demoiselle à l’air fort distingué se trouve déjà à l’intérieur. Tu la regardes sans croiser son regard. Elle a l’air bien différente de toi, elle est tout ton opposé. Tu hésites un instant avant d’entrer, puis au final, tu boitilles à l’intérieur et te places à côté d’elle. Tu lui adresses un hochement poli de la tête en guise de salut, puis, du bout des doigts, tu effleures le bouton de l’étage qui t’intéresse. La méchanique se met en marche. Elle trésaille un moment, vombrit étrangement. Et s’arrête. Tu lèves les yeux vers le plafond de la cage métallique, intriguée. Est-ce normal ? Tu ne crois pas. Du coin de l’oeil, tu observes discrètement la réaction de la femme, désireuse de savoir si une telle chose était anodine. Tu n’avais pris l’ascenceur que quelques fois, aussi n’étais-tu pas bien sûre de la chose.
 
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potion maker

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MessageSujet: Re: judgment day + Charlotte   Jeu 4 Aoû - 11:56



London. Westfield. Un endroit gigantesque que Charlotte évite en général afin d’éviter les rencontres malencontreuses. La majorité des boutiques qui l’intéressent se trouvent hors de ce centre commercial, mais il faut admettre également que les services offerts sont attirants. C’est la seule raison pour laquelle Charlotte s’y rend de temps en temps. Quand on y pense, visiter les boutiques une à une est incroyablement chronophage : la meilleure solution, lorsqu’on est pressé, est d’employer un styliste personnel, service proposé par le centre commercial de Londres. Un moment de détente, dans un endroit effervescent : une contradiction? Pas tellement, lorsque l’on sait où aller.
Quelle longue journée au travail tout de même! Il n’est que le début de l’après-midi, et pourtant, elle a l’impression que vingt-quatre heures sont déjà passées. Heureusement, les privilèges d’être (presque) à la tête d’une entreprise incluent qu’elle puisse s’offrir des escapades quand elle le désire. Pas pour longtemps non, mais assez pour qu’elle puisse se détendre et se changer les idées. Surtout lorsqu’on a eu affaire à un demi-géant furieux qu’il n’y ait pas de protection supplémentaire sur son coffre… Protection qu’il n’a pas payée. Bien sûr, il ne voulait pas comprendre pas que sans contrepartie financière, le service ne serait pas rendu… Il avait détruit la moitié de son bureau, par excès de colère, mais la position de Charlotte n’avait pas bougé d’un iota - et c’était bien pour cela que c’était elle qui s’occupait de ce cas. Ancrée dans ses positions comme dans son siège, elle l’avait laissé faire, laissé hurler, laissé s'offusquer et laissé menacer. Qu’il fasse ! Après tout, les techniciens de la banque remettraient tout en place avant son prochain rendez-vous, avec un sorcier sang-pur pour discuter de ses investissements.
Le taxi s’arrête. Enfin arrivée. Elle pénètre dans l’immense bâtiment, où il y a étonnamment beaucoup de clients. Pourtant, vu l’heure et le jour de la semaine, ça ne devrait pas être le cas…
Une petite faim et une envie de poulet tandoori se manifestent. Le fast food est au deuxième étage. Manger ce type de plat n’est pas dans ses habitudes, elle préfère généralement des repas plus raffinés, dans des restaurants qui ne servent que de grandes assiettes avec un petit monceau d’ingrédients savamment choisis et assemblés au milieu. Mais par moments, un petit Burger King ou pour le cas présent, un rapide Nando’s ne se refusent pas. Ainsi, elle prend le premier ascenseur en vue, et libre. Pas besoin d’enfants braillards après sa matinée. Les escalators? Elle n’a jamais aimé cette invention, puis ils risquaient d'abîmer ses talons.
Quelques secondes avant la fermeture des portes, une jeune femme grimpe également, ou plutôt entre péniblement en boitillant. Blonde, menue, mais plus grande de Charlotte, et pourtant, elle donne le sentiment d’être plus petite - les talons n’y sont pour rien, promis. Elle la salue, et Charlotte en fait de même. Les portes se referment, et comme il se doit dans un ascenseur, la banquière regarde autre part, à gauche, en haut, en bas. Hm, ses talons auraient besoin d’un petit coup de baguette magique. Mais pas ici, pas devant cette moldue.
L’ascenseur s’arrête, entre deux étages. Ce n’était pas prévu. Sa vie est minutée, malgré les apparences. Et elle n’a sans aucun doute pas le temps pour ça. La jeune femme la regarde du coin de l’oeil, visiblement mal à l’aise. Charlotte soupire discrètement. L’ascenseur devrait bientôt repartir, je pense. En vrai, elle n’en sait rien. Ce n’est qu’une tentative pour apaiser la jeune femme, pour éviter une crise de panique alors qu’elles sont enfermées dans une boîte en métal.
Quelques secondes passent. Charlotte s’impatiente. Elle appuie sur le bouton où une cloche est gravée, afin d’avoir quelqu’un du service technique. Qui? Peu importe. Juste quelqu’un qui les sortira de là. Elle pourra alors manger son poulet, faire son shopping, puis attaquer son rendez-vous. Le son familier d’une sonnerie de téléphone retentit, pour indiquer que l’appel est parti, mais pas de réponse...
Vous êtes venue faire des achats dans une boutique en particulier? Faire la discussion, pour apaiser les tensions, c’est la solution. N’est-ce pas?
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potion maker

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MessageSujet: Re: judgment day + Charlotte   Jeu 4 Aoû - 16:17


judgment day
Charlotte & Louise


La machine soigneusement mise en place au centre commercial par les Moldus ne repart malheureusement pas, à ton plus grand désarroi. Tu n’es pas particulièrement paniquée à l’idée de rester coincée dans un tel endroit, tout comme tu te doutes que cela ne doit pas être un incident isolé ; tout comme dans le monde sorcier, rien n’est infaillible après tout. Cependant, ce n’est pas de cette façon que tu avais espéré passer ta journée de repos. Tu as bien envie de soupirer, mais tu te retiens. Tu n’as guère envie d’attirer l’attention de la femme à l’allure si assurée qui se trouve à tes côtés. D’ailleurs, en l’observant du coin de l’oeil, tu peux voir qu’elle n’a pas l’air si inquiète que ça. Ta théorie quant au fait que ce genre d’incident n’est pas particulièrement anormal devient donc – à tes yeux – de plus en plus valide. Tu sens les muscles de ton dos se détendre un brin suite à cette constatation. Non, tu n’es pas inquiète. Juste extrêmement mal à l’aise. Être en compagnie d’une étrangère dans un espace fermé, avec l’impossibilité de fuir n’est guère rassurant pour toi, tu n’aimes pas cela. Tant de choses désagréables pourraient se produire. Tu te mords l’intérieur des joues nerveusement, continuant de fixer la belle du coin de l’oeil. Tu l’entends soupirer et quand tu l’observes plus attentivement, tu t’apperçois qu’elle t’a remarquée, qu’elle a vu que tu la fixais discrètement. Tu jures intérieurement et détournes le regard timidement, posant ton regard noisette sur le bout de tes bottines usées par le temps. « L’ascenceur devrait bientôt repartir, je pense. » Tu ne prends pas la peine de lui répondre verbalement. Tu n’as pas grand-chose à lui dire, dans tous les cas, et il n’y a rien de plus à ajouter face à cette déclaration tout ce qu’il y a de plus neutre. Tu hoches donc la tête, te contentant de laisser échapper un petit hmm mal assuré.

Tu continues la contemplation relativement passionnante – ironie quand tu nous tiens – de tes chaussures, jusqu’au moment où tu sens l’inconnue se mouvoir à tes côtés. Distraitement, tu tournes la tête vers la gauche et la regardes faire avec une curiosité bien dissimulée. Tu vois un doigt fin effleurer le tableau avec les boutons, appuyant sur l’un d’eux avec un symbole que tu n’as jamais vraiment pris le temps d’examiner auparavant. Une sonnerie sourde, sonnant étrangement à tes oreilles, vient briser le silence qui règne en maître dans la petite boîte de métal. Tu sursautes presque, surprise. Tu n’as jamais entendu ce bruit avant, tu te demandes bien ce qu’il peut signifier. Interloquée, tu lances un regard intrigué à la femme sur ta gauche. Elle a l’air d’attendre quelque chose. Quoi ? Tu n’en sais rien. Mais quand ladite chose ne vient pas, une expression frustrée se peint sur ses traits délicats. Tu plisses le nez légèrement, fronçant quelque peu les sourcils. Tu te détournes d’elle, songeant qu’un petit coup de baguette magique pourrait être fort appréciable dans une telle situation. Cependant, tu sais que ne peux guère faire appel à cette partie de toi présentement. Tu aurais été seule dans la cage métallique que ça n’aurait point été un problème … Mais avec témoin, tu ne peux te permettre d’utiliser la magie, surtout pour une situation somme toute sans gravité. Une moue contrariée tire le coin de tes lèvres vers le bas. « Vous êtes venue faire des achats dans une boutique en particulier ? » La voix de la femme retentissant une nouvelle fois dans le petit espace te tire de tes pensées. Tu hausses les sourcils, un peu surprise qu’elle t’adresse la parole comme ça. Elle a l’air distinguée, la femme, sûre d’elle et n’a surtout pas l’air du genre à être adepte des conversations sans intérêts, des discussions quelconques. Tu mets quelques dixièmes de seconde à comprendre ce qu’elle t’a demandé et encore un peu plus longtemps à trouver une réponse digne de ce nom.

Tu croises tes bras sous ta poitrine, laissant tes épaules s’affaiser légèrement. Ça te donne un air de jeune fille contrariée, comme si on tu étais encore une étudiante à Poudlard et que l’on t’avait annoncée que tu n’avais pas aussi bien réussis tes examens aussi bien que ce que tu l’avais espéré. Ce n’est pas le cas actuellement, tu le sais bien. Ça va faire douze ans que tu n’as pas remis les pieds au sein de la fameuse école de sorcellerie. Tu as réussi tes examens depuis longtemps. Et en cet instant, tu cherches juste un excuse valable pour expliquer ton errance actuelle, ce qui t’a ammenée au sein de ce centre commercial populaire. Tu ne peux clairement pas lui dire de but en blanc que tu n’es là que parce que tu ne te sentais pas à l’aise chez toi, dans le monde sorcier. Et que ta curiosité est fortement piquée par un tel établissement, étant donné que tu n’en as jamais vu là d’où tu viens. Tu prends une grande inspiration et lui réponds de la manière la plus neutre possible. « Hum. Non, pas vraiment … à vrai dire, je … trainais juste. Mieux vaut ça que de rester enfermer chez soi, je pense. » C’est une réponse plus que maladroite, tu regardes la dame brièvement, guettant sa réaction. Tu ne laisses pas ton regard s’attarder sur elle, fixant avec insistance le mur qui te fait face. « Et vous ? » Tu ne lui retournes la question que par pure politesse. Entretenir une quelconque conversation n’a jamais été ton fort et l’est encore moins depuis quelques années maintenant, depuis ce fameux incident. Mais tes parents t’ont toujours très bien élevée, faisant de toi une jeune femme respectueuse et polie. En parlant de politesse, d’ailleurs … « Au fait, je m’appelle Louise. Louise Scamander. Il semble que nous allons rester coincée ici un moment, donc bon ... » Tu te présentes maladroitement et rapidement. Tu laisses ta phrase en suspens, ne voyant pas trop comment l’achever. Puis tu retombes rapidement dans ton silence, ne sachant trop quoi ajouter en plus.
 
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MessageSujet: Re: judgment day + Charlotte   Ven 5 Aoû - 12:07

Bon, d’accord, non, ce n’est pas la solution. Hum. Non, pas vraiment … à vrai dire, je … trainais juste. Mieux vaut ça que de rester enfermer chez soi, je pense. Clairement pas. Comment rebondir sur de telles paroles? Elle aurait pu inventer quelque chose, plutôt que de passer pour la dépressive du quartier. Sa posture n’invite pas à la discussion, elle a l’air vexée par la question posée, et sur la défensive. Charlotte a compris, elle va éviter la discussion… Elle espère toutefois que la jeune femme ne l’a pas vue hausser légèrement les sourcils par surprise d’entendre une telle réponse, puis froncer des sourcils de méfiance. Et vous? Prada, et probablement Louis Vuitton. Charlotte aussi guette la réaction de son interlocutrice. Quelle réaction aurait-elle? Elle ne choisit pas des vêtements de marque pour impressionner, mais pour elle-même, mais elle trouve que c’est toujours amusant de voir l’attitude des gens lorsqu’ils constatent les produits de luxe qu’elle porte, ou qu’elle les mentionne au détour d’une conversation. Certains sont indifférents, d’autres clairement surpris. Cela ne les empêche pas d’essayer, tant bien que mal, de cacher cet étonnement.

Au fait, je m’appelle Louise. Louise Scamander. Il semble que nous allons rester coincée ici un moment, donc bon... Louise. Louise Scamander. Ce nom résonne dans sa tête. Louise. Louise Scamander. Dès que Charlotte a entendu ce nom, son coeur a manqué un battement. Louise. Louise Scamander. Ce n’est pas possible. Louise. Louise Scamander. Deux sorcières dans un même endroit, enfermées, sans échappatoire. Charlotte en rirait presque. Louise. Louise Scamander. C’est un mensonge… Une Scamander ne peut pas avoir une telle attitude.
Mais le silence commence à s’éterniser, il faut répondre avant d’avoir un silence gênant. Comme si la situation n’était pas assez gênante en elle-même... Charlote B… Brahms. Enchantée. Cette hésitation ne passera pas inaperçue. Et maintenant? Est-ce qu’elles s’excitent toutes les deux sur le fait qu’elles soient des sorcières? Louise Scamander. Alors que Charlotte aurait énoncé son nom avec confiance et fierté - si elle n’avait pas hésité pendant une demie-seconde à mentir et donner un autre nom - Louise n’avait pas eu l’air vraiment enjouée par le fait qu’elle soit une Scamander. Alors que, bien qu’ils n’aient pas la réputation des Zabini ou des Rosier, ils étaient reconnus dans le monde sorcier quand même. Alors pourquoi cette gêne? Avait-elle été radiée? Mais ça aurait été su et connu.
Je vais retenter d’appeler le service technique… Peut-être que cette fois, ils répondront. Charlotte, ayant remarqué le léger sursaut de la jeune femme un peu plus tôt, prend à présent ses précautions - même si ce n’est pas à son plus grand plaisir. Toujours est-il, maintenant, ça la démange de sortir sa baguette, et de « réparer » l’ascenseur. Mais elle évite. Qui sait s’il n’y a pas des Scamander dans le monde moldu aussi? Comme disaient ses ancêtres, il vaut mieux prévenir, que guérir...
Elle appuie donc à nouveau sur le bouton. ça sonne, mais rien ne se produit ensuite. Charlotte commence à être exaspérée. Elle n’a pas que ça à faire !
C’est la première fois que ça m’arrive, et vous? Allez, tente encore Charlotte… Pour que Louise te réponde comme une souris blessée et appeurée.
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