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 c'est tellement plus facile de sourire. (ARTEMISIA)

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muggle-born potion maker

messages : 129
pseudo : honeybadger, mais elo(die) convient.
face claim : dylan o'brien, avatar par crazy heart.
MessageSujet: c'est tellement plus facile de sourire. (ARTEMISIA)   Jeu 28 Juil - 0:34


c'est tellement plus facile de sourire
plutôt que d'être heureux
ft. artemisia moriarty (mi-juin 2016)

« Oh, c’est pas joli-joli… » « Ouais… » avait-il répondu sans même regarder son bras – il l’avait vu une ou deux fois peu avant, et ça lui suffisait amplement ! Le sang avait tendance à le faire paniquer, ou tourner de l’œil, ou les deux à la suite ou en même temps. Ce qui était totalement débile en soi parce que, des blessures, il en avait eu quelques-unes, de tout petit – trop casse-cou, quitte à tomber des arbres parce qu’il n’était pas fichu de tenir sur la branche correctement (mais il fallait bien prouver à son grand frère que lui aussi savait grimper en haut d’un arbre, hey !) – à aujourd’hui (bonjour les dragons et autres bestioles très souvent lunatiques aux tendances violentes voire un peu meurtrières sur les bords). Alors brûlures, os cassés et autres joyeusetés, ça le connaissait. Il était rôdé. Du moins, il aurait dû l’être mais, il n’y avait rien à faire, il y avait quelque chose à la vue du sang qui ne lui plaisait guère – le sang et tout le reste également.
Malgré lui, son regard dévia à nouveau sur son bras, et il détourna vivement la tête en grimaçant – et en se souvenant que, tiens, peut-être qu’il allait avoir un œil au beurre noir aussi, super.
Et puis, ce n’était pas grand-chose, en réalité – Wynona aurait été là, elle aurait sûrement balancé sèchement un « Suck it up ! » en lui frappant l’épaule, mais ça, ce n’était pas très sympa (est-ce qu’il se moquait de ses phobies à elle, lui ? NON). Il souffla un bon coup, se répétant mentalement que certes, ce n’était que du sang. Qu’un peu de sang. Rien de grave. Il n’allait pas pour autant en perdre son bras.
Ahah, quelle blague, il était littéralement en train de paniquer intérieurement pour un peu de sang. La honte. Quelle idée d’autant craindre un bête liquide rouge.
« Tu devrais quand même faire un bond à l’hôpital, sait-on jamais. » Quoi ? Pardon ? Avait-il bien entendu le mot hôpital dans la phrase de son pote ? Sacha le fixa un moment, attendant la chute de la blague, mais rien ne vint : son pote était on ne pouvait plus sérieux. « A l’hôpital ? Moi ? A l’hôpital ?! »

[…]

Franchement, il lui en revaudrait une, au jeune Blackbird. Petit con, va. Le menacer de le dénoncer à la grande sœur, c’était petit. Heureusement qu’il ne connaissait pas Kyran Stark ! Ce dernier aurait tôt fait d’accourir en mode big brother paniqué – et très franchement, Sacha avait besoin de tout sauf ça. Pas aujourd’hui.
Avec la mor-… disparition d’Edan, l’expression « y’a des jours sans et des jours avec » était devenu un euphémisme. Il n’était pas quelqu’un de violent, Sacha. En fait, il se tenait à quatre-vingt-dix pour cent du côté du pacifisme – s’il pouvait éviter les conflits, il le faisait, et il en était de même pour la violence. Il n’aimait pas se battre, user de la force, frapper pour frapper – s’il voulait se défouler, il y avait clairement d’autres moyens plus calmes et lucratifs. Mais les dix pour cent restants, bon dieu. Ces dix pour cent ressortaient trop, en ce moment, sans son grand frère, son « vrai » grand frère. Ou à cause d’Edan, Sacha n’avait pas encore décidé ce qu’il ressentait – peut-être qu’au fond, il ne ressentait rien à part… une envie d’exploser. De hurler à la mort, littéralement. De tout détruire sur son passage. Rien qu’en rentrant chez lui, il avait envie de saccager sa chambre, de partir comme une tornade et d’aller boire whisky sur whisky dans le premier bar venu alors qu’il détestait ça en temps normal.
Et il n’en faisait rien, parce que ce n’était pas son genre. Il ne pouvait pas se laisser aller de la sorte. Alors il se contentait de chercher férocement – et désespérément – les assassins de son frère depuis environ un mois maintenant. Et il souriait. Il souriait constamment. Même en provoquant ce mec-là, il souriait. C’était tellement plus facile de sourire…
Aujourd’hui avait juste été une petite entorse à ses principes, et il regrettait déjà. Pour le coquard qu’il allait devoir justifier à ses connaissances – il avait déjà l’excuse du dresseur de dragons, toujours la même rengaine – et pour son bras ensanglanté qu’il fallait recoudre, probablement. Et aussi pour se retrouver ici, à Sainte Mangouste, parce qu’il le disait formellement : il haïssait les hôpitaux. Ça le rendait malade.
On le fit attendre sur un lit avec les autres cas « non-urgents ». Tenant piteusement son bras ensanglanté d’une main, il fut tenté de s’enfuir et de rafistoler ça lui-même, et se leva donc avant de se raviser et de retourner sur la banquette, pour recommencer le même manège plusieurs fois en grommelant et en pesant à voix haute les pour et les contre de sa présence aussi – beaucoup plus de contre que de pour. Les contre ? L’atmosphère nauséeuse des lieux, les malades autour – les « vrais » malades, ceux avec des infections pas cool et des problèmes dégueulasses – les cris, les pleurs, l’énervement de certains patients, l’effervescence des médicomages et autres soigneurs qui faisaient des allers et retours dans le couloir, l’odeur, la présence probablement proche de seringues et autres trucs qui piquent… Et les pour ? Les sorciers posaient moins de questions que les Moldus – en tout cas, c’était plus facile de se défaire d’un médecin sorcier que d’un médecin moldu, à son sens.
Nerveux, Sacha patienta encore un peu. Finalement, une infirmière débarqua enfin - une minute de plus, et il aurait pris ses jambes à son cou – et en la reconnaissant, il en eut un large sourire – probablement pour cacher son anxiété apparente. « Hey, mon infirmière préférée ! » Il n’était peut-être pas un habitué de Ste Mangouste, mais au moins, il connaissait Artemisia.

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