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 weasley's

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potion maker

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MessageSujet: weasley's    Dim 24 Juil - 18:22

une journée entière qui sonne comme mille ans d'attente. trop d'hésitations. la nausée qui abrutit l'esprit. la détresse est visible. il se couche dans son lit. vingt minutes qu'il est rentré. le torse douloureux d'avoir vu son coeur s'emballer ces dix dernières heures. le silence de l'appréhension.

comme un viol, sa vie s'est arrêtée. un titre, une phrase d'accroche, un article. un + un + un = trois. trois clous dans son coeur. plantés par sa mère, son père et le rédacteur de cet article. woody a fait promettre à charles de lui trouver un nom. un coupable à clouer au trou. c'est si simple de transformer la douleur en colère. c'est si simple de focaliser cette colère sur un coupable fictif. plus tôt on lui a fait parvenir un mot de ses parents. à l'heure actuelle il est incapable de dire 'lesquels', vrais ou faux. ses parents. juste, ses parents. woodrow n'a rien ouvert. le mot est là, plié dans la poche arrière de son pantalon. pas l'temps pas l'envie pas le coeur. c'est encore trop frais. trop incohérent. weasley le cousin. il pense à tristan et se dit ah putain, moi aussi j'suis un cousin alors.
l'homme est dépassé par l'enfant. blessé en plein coeur, réduit à l'état primaire. un être faible. lui, d'habitude fort et digne n'est qu'un pantin de cette fatalité. on l'appellera fatalité, cette réalité.
woodrow s'est dit tant pis, ce soir je sors. besoin de se faire claquer par la fraîcheur de la nuit qui s'éveille. mais ni ses jambes ni sa tête n'ont la force à quitter la sécurité de sa chambre. il attrape une cigarette qu'il plante entre ses lèvres rougies. tchak. le souffle de l'inspiration. la toux de la surprise. le coeur est lourd, le ventre se tord dans une douleur psychologique. l'esprit prend le dessus sur le corps. woodrow tire vite et fort sur la marlboro qui se consume. l'incrédulité le mène à espérer que derrière cet article se cache un immense mensonge. facile de penser en un énième ramassis de conneries de la gazette. un plan parfait. faire bouffer le bitume au weasley-qui-dérange. les roux n'ont pas leur place dans les hautes sphères du ministère. la guerre est passée, ils ont joué leur rôle. la guerre est rev'nue et woody joue son rôle. l'équation est simple. une croyance, une force, pas de concessions. l'unification doit exister. cessons les mensonges et soufflons la paix. puis la porte claque. wood éteint sa cigarette.

c'est si simple d'oublier la fatalité en consumant ses pensées. in fine, une seule réalité ; daisy ou ica sont rentrés. pas de plat sur le feu, pas de café chaud sur la table. pas de musique, pas de papiers posés dans l'entrée. pas de sourires, pas d'engouement. woodrow reste allongé sur son lit, attrape son coussin, l'écrase sur son visage. pas de souffle.

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potion maker

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MessageSujet: Re: weasley's    Lun 25 Juil - 18:17

putain d'fantômes de merde. quelle râle la weasley en arrivant devant la porte de l'appartement, son téléphone coincé dans sa main, entre son sac et les clefs de sa cadillac, des sachets de courses faites à la va-vite avant de rentrer, avoir quelque chose à manger au moins pour ce soir, pour ne pas se prendre la tête. daisy a trop de choses à penser, trop de trucs qui tournent en rond dans sa tête. lorsqu'elle arrive finalement à entrer dans l'appartement, elle est surprise par le calme, par le vide intersidéral qui s'est creusé là. d'habitude il y a déjà de la vie, d'habitude il y a au moins woody qui fait des trucs, qui rempli l'appartement de vie. mais là non, pas un bruit, et pourtant daisy est quasi sûre qu'il est là.
mais il ne vient pas la voir.
daisy sent son corps trembler, se sent effondrer, elle ne peux pas partir, sa moitié. elle a l'impression que quelque chose lui a crevé les yeux ce matin, l'a laissé aveugle, on lui a arraché le coeur et les tripes. elle ressent plus rien, n'a plus envie de rien, elle marche en automate jusqu'à la cuisine pour laisser tomber ses affaires sur la table. icarus n'est pas encore rentré, il ne devrait pas tarder lui non plus, ils rentrent presque en même temps. elle a l'impression qu'on l'a laissé dans le noir depuis ce matin, qu'on l'a oublié, que personne ne fait plus gaffe à elle, aux battements de son coeur qui se sont dérigularisé puis qu'elle a lu la gazette, depuis que l'annonce est tombé ce matin, que le titre l'a tué. tous ces mensonges qu'ils ont répétés en boucle pour les affaiblir, pour qu'ils ne soient pas aussi forts, pour qu'ils n'aient rien à craindre d'eux, les weasley. ils ont décidés de ne plus jamais s'écraser.

il n'y a pas besoin de deviner pour savoir où woody se trouve, où est-ce-qu'il se cache, où est-ce-qu'il la fuit. mais elle n'ose pas s'approcher, il y a encore sa tasse de café, maintenant bien froid, qui traîne sur la table. peut-être que ce n'était pas vrai, peut-être que c'était faux, cette histoire. peut-être qu'elle rêve et qu'elle peux juste rejoindre woody dans sa chambre, qu'il dort encore et qu'elle peux s'allonger à ses côtés, qu'ils se partagent un joint avant de se décider à quitter le lit. peut-être. mais daisy ne peux pas rester comme ça plus longtemps, plantée dans la cuisine, les mains resserrées, impuissante. non, elle doit agir, elle doit se bouger, elle doit aller le voir, elle s'en fiche s'il la déteste maintenant.
pourquoi il devrait la détester. il est à elle et elle est à lui. ce n'est pas un titre d'un journal qui va les séparer.
daisy s'approche de la chambre de woody et reste un instant devant en inspirant, elle ne sait pas si elle peux entrer comme ça, si elle a le droit. sans un mot, elle repousse avec douceur la porte, sans un bruit aussi. elle reste plantée là, daisy, quand elle voit woody installé sur son lit, un coussin planté sur son visage et, l'espace d'une seconde, elle tremble de peur. elle n'est pas la seule à être dans le noir depuis ce matin. rapide comme un félin, daisy saute sur le lit, tire sur le coussin pour l'arracher du visage de woody et croiser son regard. le sien brille un peu, elle a rien demandé mais l'émotion l'a un peu submergé et sa lèvre tremble quand elle frappe à deux reprises woody avec son coussin.
sa main retombe mollement alors qu'elle serre le coussin contre elle et qu'elle regarde woody, les dents un peu serrées et les sourcils froncés derrière ses lunettes.
so i stay in the darkness with you.

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MessageSujet: Re: weasley's    Mar 26 Juil - 1:17

c'est daisy. woods le comprend aux pas feutrés, aux courses posées sur le sol, au silence qui recouvre l'appart. ica est plus distrait, ica n'est pas là depuis quelques jours. charles lui a tout raconté. comme une bombe (une deuxième) lâchée entre deux conversations. deux conversations pas si simples. comme l'ensemble de cette journée. souffle, un deux trois. la tête coincée dans son oreiller. une envie de hurler. et rien ne sort. woody ne sait pas hurler. pas cap de décharger sa rage. ça bloque, reste coincé, s'éteint. c'est peut-être pour ça qu'il a aussi mal au coeur. y'a tout ce noir qui le ronge de l'intérieur, comme un poison qui se déverse en continu.
se lever, aller la voir, l'affronter. se comporter comme un homme, comme le weasley qu'on attend au tournant. woodrow weasley serait sur pieds, ouvrirait sa porte, prendrait sa soeur dans ses bras. il lui dirait tu sais, j'y crois pas. c'est que des conneries. on veut nous blesser mais eh, on est des weasley. et puis même si c'est vrai, si c'est vrai alors tant pis. j'ai grandi comme frère, je mourrai comme frère. c'est ce que dirait woodrow weasley. les épaules droites et le torse gonflé. un sourire rassurant aux lèvres. il la serrerait contre lui et la douleur disparaitrait. icarus arriverait, ils parleraient de cette attaque. woodrow et daisy le rassureraient. personne ne parlerait du scandale. parce que le scandale est un mensonge et qu'les weasley ne se laissent pas berner par les mensonges. alors, ils dîneraient. comme souvent, coeur dans la main.

mais ce n'est pas woodrow ce soir, sur ce lit. ce soir woody a pris la place du politicien. woody le vrai, le juste, le blessé. woody l'humain. et woody a le coeur gros comme une pastèque. le coeur qui gonfle gonfle et il se demande merde, quand est-ce que ça va exploser? bam. ça se fissure et ça s'effondre. woody a été balayé toute la journée. woodrow a du assurer le sale boulot.
woody ne comprend rien, c'est ce qu'il se dit quand la porte de sa chambre s'entrouve. c'est ce qu'il se dit quand un poids s'abat sur son lit. quand les mains arrachent l'oreiller. sa dernière protection. fiou. disparue. le rempart à la réalité se brise sous son regard. les yeux de daisy brillent et ceux de wood s'embrument. deux coups qui veulent dire t'as pas le droit de lâcher wood, t'as pas le droit de croire à ces conneries, t'as pas le droit de douter de nous. deux coups qui veulent dire je suis là putain, regarde-moi. ica est là, on est là. comme toujours. et wood la regarde, y'a les larmes qui roulent sur ses joues et son corps qui résiste au spasme. résiste, résiste, résiste. il serre les dents, tourne la tête, se pose une main sur les yeux. honteux, honteux d'être simplement woody.
je crois qu'on a un problème lâche comme ça. sans sens. pour pas se laisser à aller à l'émotion, pas à outrance. pas l'droit. s'il lâche maintenant il ne s'en remettra pas. et woods sait qu'ils sont trois ce soir à voir leur équilibre s'effondrer. il se mord la lèvre. dis-moi qu'on est toujours trois.

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pseudo : othello (alex)
face claim : fionn creber (cripsow.).
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MessageSujet: Re: weasley's    Sam 30 Juil - 0:57

Icarus sort de chez le voisin des Weasley les joues empourprées, prêt pour la walk of shame la plus longue et périlleuse de sa vie. Si Charles n’émet pas de commentaire, Icarus sait qu’il l’observe s’éloigner du manoir Malfoy. Il sait que son regard est placardé sur son dos, toujours. Ou du moins c’est ce qu’il aime penser, lorsqu’il est seul à faire face à ses démons. Penser que la personne qu’il estime le plus au monde partage ses sentiments, en dépit de toute la honte qu’il peut y avoir dans le fait d’aimer un sorcier du même sexe. Le fait que Charles ait le sang pur le fait aussi doucement rire. Les Weasley sont voués à garder une lignée libre de toute trace de carmin moldu, et ce en dépit de leurs idées pourtant progressistes. Icarus aurait lui-même encore considéré la communauté moldue comme sienne, si ces derniers ne s’étaient pas violemment pris à lui au cours des 48 dernières heures. C’est le corps recouverts de cicatrices et autres blessures apparentes qu’il revient à l’appartement de son frère. La marche est d’ailleurs longue sans baguette. Seuls les vêtements trop grands de Charles couvrent les traces de son passage chez les veilleurs. Un des épisodes les plus traumatisants de son existence, qu’il espère, naïvement, ne pas avoir à expliquer à Daisy et Woody. Il sort la clé des lieux d’une main hésitante et ouvre enfin la porte. Déjà, ses poumons manquent d’air, et son teint violacé ponctué d’égratignures traduit son malaise. Comment peut-il leur expliquer que son énième tentative de jouer à l’adulte s’est soldé en échec ? Que son prochain article pour la Gazette, celui dont il parlait comme d’un futur trophée, ne paraitrait pas. Il avait été un bien piètre enquêteur. Lui qui comptait se faire passer pour un moldu chez eux n’est même pas parvenu à tenir plus d’un mois sans se faire agresser. Kidnapper. Menotter. Enfermer. L’innocent qu’il est est devenu une vulgaire bête de foire, et un sujet d’expérience pour les sans pouvoir. Le cadet des Weasley pose une main sur sa poitrine et prend une grande inspiration. « Je crois qu'on a un problème. » Le voilà qui fronce les sourcils. Un problème ? Quel problème ? Icarus hyperventile soudainement. Crise de panique. Crise d’asthme, you name it. Le voilà qui fond en larme devant son frère et sa soeur, ignorant tout à fait ce qui les tracasse et se prenant, durant une brève minute, pour le centre de l’univers. Le bébé de la famille dans toute sa splendeur. « J-j’ai tout gâché, je suis d-désolé. C’est ma faute. Tout est m-ma faute. » Calimero poursuit. « Ils ont brisé ma b-b-b. Ma baguette. »

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quiet thoughts and quiet dreams. quiet walks by quiet streams. and a window looking on the sea... this is where I want to be, until the final flicker of life's ember. (c) othello.
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