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 (rite) a sky full of stars ♦ hélios

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potion maker

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pseudo : GALLINEA. (emeline).
face claim : Ben Whishaw (Starseed).
MessageSujet: (rite) a sky full of stars ♦ hélios   Lun 18 Juil - 2:13

but without the dark
we'd never see the stars
Ishmaël ✧ Hélios
Tu chantonnes un air que ta mère sifflais quand tu étais gamin. Tu donnerais beaucoup pour connaître le nom exact de la chansonnette mais il t'a échappé, si tu l'as un jour su, comme un oiseau à la bordure d'une fenêtre il s'est envolé sans demander son reste parce qu'il est libre. Et aujourd'hui tu es sur le rebord de cette fenêtre, te demandant si en t’envolant des gens se souviendront de toi, t'imaginant libre d'ouvrir tes ailes comme un oiseau, tu te demandes si le vent chassera la sueur qui perle à ton front rien qu'à l'idée de mettre un pied dehors, si il s’engouffrera dans tes poumons et te permettras d'avaler assez d'oxygène pour ne pas t'asphyxier sur place comme tu fais chaque fois que tu te retrouves face à tes démons. C'est à dire souvent maintenant,  car maintenant qu'ils connaissent ton adresse, ils se pressent à ta porte, comme le soir d'Halloween te demandent un échange. Mais tu ne deales pas avec des bonbons et ce n'est pas pour un mauvais sort que tu te risques à l'égoïsme en gardant pour ta pomme les sucreries. Tu ne joues plus dans la cour des gamins ; de base cette fête a toujours été quelque chose de ridicule, parce que tu sais que la magie est bien réelle ; tu as pris dix ans dans la face et tu ne t'y attendais pas. Pas à ce que ça fasse si mal. Tu essayes de ne pas trop y penser, de combattre tes idées, de desserrer tes poings pour ne pas que tes ongles crèvent la peau de tes paumes, mais la douleur te permet de garder un pied sur terre et tu veux croire que ça t'empêche de clore si fort les paupières que tu t'en exploserais la rétine. Tu vois du sang dans le ciel, à chaque fois que le soleil se couche, tu le vois saigner comme toi, tu te revois. Tu t'en serais bien passé, mais il faut faire avec, c'est  ce que tout bon ami – ou mauvais – te conseillerais. Il faut avancer, ne pas trop regarder en arrière, essayer de vivre avec, apprendre à nouveau comment aborder le monde car il est devenu une jungle effrayante où s'agitent toutes sortes de créatures effrayantes prête à te dévorer tout cru. Vivre avec cette sensation qu'on ne s'appartient plus. Tu étais en sécurité, tu te croyais loin de tout conflit, tu n'avais jamais exprimé aucun argument anti-moldu, tu étais un type banal tu en es convaincu, l'ancien toi tu pourrais passer des heures à le décrire, à voir combien tu t'en es éloigné. Il a fallut que tu tombes sur le seul putain de sujet qui fâche avec eux. Si c'est pas de l'acharnement, c'est juste que tu es tellement maladroit que t'as réussi à rater le plus gros plan de ta vie et en plus t'attirer des fanatiques. Ce n'est pas une meilleur conclusion.

Mais ça, c'est dans ta tête. Tu sais que c'est dans ta tête. C'est tellement dur, de faire comme-ci tout était normal, parce que c'est le cas, tout est normal, la lune n'essaye pas de te mordre, personne ne fait attention à toi dans la rue. Ce qui n'est pas normal, c'est toi.  Partout où tu vas, chaque seconde que tu vis, tu as l'impression, la conviction que c'est le cas. Que tu es observé, lorgné, par un fou, un pervers qui va te ramener d'où tu viens. Ils ont presque réussi à te faire croire que tu leurs appartenais, que tu n'avais pas le droit de t'en sortir. Ils auraient pu, tu te doutes que quelques jours de plus, quelques heures – qu'en sais-tu, tu n'avais plus aucune notion du temps –  de plus auraient suffit. Ce serait facile de lâcher prise, mais tu arrives à te retenir. Il y a des moments où tu t'en sens capable, ces moments là tu en profites. Tu sais quand ils viennent, tu sais pourquoi, pourquoi c'est eux et pas d'autres. Si tu devais dresser le bilan, tu dirais que ça va mieux. C'est parfois dur d'être optimiste quand on a aucune bonne raison de l'être, mais en faisant un effort, tu peux voir le bon coté des choses se dessiner. Tu es avec des gens que tu aimes, ton frère est là, tu sais que si tu as besoin d'aide il répondra présent. Et il y a ton sauveur aussi. Et rien que pour ça, tu n'as pas le droit de flancher. Tu préfères te faire violence et te croire forcé, peut-être qu'avec ça, tu arriveras à réellement t'en convaincre, t’arrivera à créer l'effet inverse, te reprogrammer. Savoir que tu vas mal, si seulement rien que ça pouvait te sauver. Tu voudrais que ça soit plus simple. Toi aussi tu aimerais aller mieux, c'est juste que tu as du mal à voir comment. C'est juste que tu es un peu perdu. Et que tu as besoin d'une sacré béquille. Mais ce soir tu vas le faire, tu vas prendre le grand air, tu vas te forcer à y aller, sortir de ton clapier. Ne même pas se demander si tu vas y arriver, ce n'est pas une possibilité à envisager. Tu n'oses pas passer devant le miroir, tes cheveux doivent ressembler au nid d'un coucou. Avant tu n'en prenais pas soin non plus. Tu as trouvé des vieux fringues dans le fond de ton tiroir, de ceux que tu portais avant, coloré, moche, tu assumes, et tu as glissé un briquet et des clopes dans ta poche au cas où ça irait vraiment mal. Mais il n'y aucune raison que ça dérape, dans le mauvais sens. Tu seras pas contre une danse autour d'un feu de joie, un truc normal quoi. Même si ça n'est pas typiquement normal de se trémousser autour de flammes pouvant atteindre cinq mètres et qui peuvent embrasser deux hectares de forêt et causer de graves blessures pouvant mener jusqu'à la mort ou laisser des cicatrices imposantes. Tu vas juste te promener. Calme. Si tu ne le fais pas, tu ne le feras jamais. « Je suis prêt. » Tu murmures à peine, dans ta tête, tu étais plus déterminé, c'est toujours comme ça. Tu tournes les mots, tu imagines que tu vas sortir la réplique de l'année, volée à un grand cinéaste. Mais une fois qu'elle a passé tes lèvres, ce n'est que la plainte d'un animal blessé. Ta tête, tu aimerais qu'elle aille se faire cuire un œuf parfois. Tu est le premier à sortir, c'est moins pire que ce que tu croyais. L'air frais, le véritable, il t'avait manqué. Tu essayes de taire la boule qui grince dans sa gorge. Tu es dehors. Tu essayes de cacher tes émotions, mais tu n'es pas doué à ce jeu.  Arrive un moment où tes tentatives se soldent en échec. Tu renifles. « Dé.. désolé. » Ça ne te ressemble pas. Ou peut-être que si. « Je vais le faire. » Tu reprends une respiration normale et au bout de quelques mètre, tu arrives à mieux te déplacer. « Je ne suis plus habitué à.. ça » Tu désigne d'un hochement de tête… tout. Que ce soit la rue, le ciel. Non. Tu n'es plus habitué, tu te sens un peu ridicule. Mais être accompagné te rassures. Tu lui fais confiance, à Hélios, c'est lui qui t'as sorti de ce merdier, c'est pas pour t'y ramener. Rien à craindre. Ça peut que être bénéfique de sortir un peu. Et il oppresses pas. Tu es d'autant plus rassuré que tu sais qu'il y a peu de chance qu'un malheur t'arrive en pleine forêt le soir. Dans le cas d'un tueur en série.. et bien ton problème sera réglé de manière radicale. Vraiment il n'y a aucune raison pour que les choses dérapent.
Si tu te concentres, tu peux même entendre ton coeur battre normalement. Sans accroc.  
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night of the hunter

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MessageSujet: Re: (rite) a sky full of stars ♦ hélios   Mar 19 Juil - 23:42

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Ishmael & Helios
"I could be content to watch the fire burn for ever, like a dome, like a furnace; now some spike of wood takes the look of scaffold, or pit, or happy valley; now it is a serpent curled crimson with white scales." — Virginia Woolf, The Waves.

Ce soir, le moldu ne retourne pas chez à l’appartement des Zabini. Il a déjà prévenu Hera de sa sortie, et traine des pieds jusqu’à la demeure d’un certain Ishmael Quirrell. Il doit se rendre auprès de l’illustre alchimiste, dont il se sent responsable. Depuis sa fuite de la British Library, le sorcier n’est plus tout à fait lui-même. Les veilleurs s’en sont pris à lui. Ils ont brisé l’être profondément optimiste qu’il était. Helios revoit encore le sang qui coule de sa bouche, et le désespoir dans ses yeux émeraude. Personne ne devrait être traité de la sorte, pas même le dernier des criminels. Ishmael a été sali, détruit par un combat perdu d’avance. Le médecin en a conscience depuis le moment où il l’a extirpé de sa cage, il n’est à présent plus que l’ombre de lui-même. Helios se souvient encore avoir pris sa main, et sentir le sorcier défaillir sous ses bras. Il se souvient l’avoir tenu contre lui comme un oisillon apeuré, dans une étreinte à lui briser le coeur. Ishmael s’est accroché à lui comme un naufragé à son rocher. Pendant un instant, il est resté son point d’ancrage dans un monde hostile. Un monde dans lequel la magie est réprimée, et les moldus sont rois. Après toutes ces mésaventures, Helios aimerait lui montrer les étoiles à nouveau. Rallumer la flamme qui s’est éteinte en son âme. L’écossais fait preuve de calme et de patience lorsque son ami l’accueille enfin. Il ne souhaite pas le bousculer ; il lui a d’ailleurs envoyé une lettre au préalable, lui expliquant qu’il aimerait l’accompagner au cours d’une balade solitaire, au coeur même de la nature. Une promenade dénuée de tout forcing, et de toute violence.

Lorsqu’il le voit enfin, McLeód n’a pas peur de passer un bras autour des épaules d’Ishmael. Un sourire doux s’esquisse sur son visage à l’écoute de ses mots. C’est une petite victoire pour celui qui cherche à briser sa coquille depuis des mois. Il est temps que Quirrell rallume la lumière et perçoive le monde tel qu’il est réellement ; tout en relief. Un univers où le bien et le mal se côtoient sans logique, et dans lequel il faut se battre pour survivre. Cette fois seulement, Helios aimerait simplement qu’Ishmael vive. Il arrête leur marche au moment où l’alchimiste se perd dans ses pas. “Je suis là, Ishmael. Il ne t’arrivera rien.” Helios s’asseoit au milieu du chemin, serrant doucement le trentenaire contre lui. C’est une accolade de frère qu’il lui offre. Une étreinte de plus contre la miséricorde qui ponctue à son grand regret l’existence d’Ishmael. Le cracmol essuie ses larmes du bout des doigts avant de lui lancer un regard confiant. “Nous irons à ton rythme.” Il fouille dans sa poche et en sort deux cigarettes et une flasque de whisky. Il partage les deux avec celui qu’il considère comme un frère. “Oublions mes conseils de médecin, ce soir. À la tienne, petit-frère.” Il trinque et avale une première gorgée d’alcool en son honneur. “Je sais que je ne te l’ai jamais dit... Je suis désolé, pour tout ce qui t’est arrivé' Une pause. “Tous les moldus ne sont pas des psychopathes sans coeur, j'espère que tu le sais.
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MessageSujet: Re: (rite) a sky full of stars ♦ hélios   Jeu 21 Juil - 23:18

but without the dark
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Ishmaël ✧ Hélios
Sans lumière pour avancer, tu aurais du te perdre dans le noir, devenir une ombre dansante, de nombreuses fois tes paupières tombaient d'elles même ne semblant plus vouloir répondre aux muscles de ton visage - un visage glacé dans la terreur. De nombreuses fois tu t'es entendu hurler dans des dédales avec pour seule réponse les échos de tes propres sanglots. Puis est arrivé Hélios, radieux comme le soleil, allant jusqu'à porter son nom, un nom qui lui allait si bien que même ses yeux avaient la couleur et la texture du ciel. Deux perles dans lesquelles tu t'étais noyées sans réfléchir plus longtemps, sans te demander si on te sortirait de là où si on allait porter le coup fatal, à ce moment là ces deux possibilités n'en formaient qu'une. Mais tu t'en sortis, dans un état pitoyable, mais vivant. De l'extérieur, en un seul morceau, avec seulement des traces que tu ne pourras jamais effacer. A l'intérieur, c'est cette même personne qui répare les morceaux. Hélios te fascine, il est tout ce que tu ne seras jamais, il représente tout ce que tu as toujours demandé sans osé le prononcer tout haut même aux comètes, une force de la nature, une personne qui peut renverser une armée rien qu'en lui faisant face, un frisson qu'on arracherait à un lion. Tu aimes à croire que c'est ainsi qu'il s'incarne, comme un ouragan qui peut tout dévaster et tu te sens à l'aise dans l'oeil du cyclone, dans tes illusions et l'espoir que c'est une forteresse, que tu as une place quelque part, depuis la tienne t'as été arrachée, depuis qu'on t'as souillé. Avec lui, tu te sens capable de trouver la force de reconstruire ce que tu as perdu, libre du vide qui te ronge quand tu es seul à ressasser tes idées noires. Peut-être même que tu peux entendre le silence dans ta tête, ce moment où tes pensées ne sont plus des astéroïdes forcé d'entre en collision, que le calme te touche comme une grâce divine. Une épaule sur qui pleurer, c'était tant demander, tant que tu n'aurais pas osé l'espérer et pourtant, tu l'as trouvé. Sécher tes larmes, te rassurer, te prendre dans ses bras, tu pourrais fondre en larme en seconde fois tellement ça t'avais manqué, tellement tu en avais besoin, qu'un jour on vienne te sauver. Besoin de quelqu'un avec qui ce serait facile d'en parler, quelqu'un qui ne pourrait pas te juger, qui ne sait pas qui tu étais. Qui ne pourra pas détourner le regard en voyant ce que tu es devenu. Et pourtant, elle mériterait de savoir, que l'ancien Ishmaël vaut plus qu'un  éclat d'étoile brûlé. Un frère, un autre frère pour toi, qui n'a pas besoin de partager ton sang pour avoir de l'importance, c'est les petites choses, qui font les grands actes. Trinquer avec lui, se griller une cigarette, pendant un moment, c'est ta vie d'avant qui reprend place, c'est les fantômes du passé qui s'animent et prennent vie au clair de lune. C'est à peine si tu grimaces quand ton palais rencontre l'ambre du whisky, qu'importe. Ce soir tu as besoin de te sentir vivant, tu as besoin de souffrir, de pleurer, de rire.De sentir ton coeur se serrer quand on te considère, se réchauffer. Tu aimerais oublier, fermer les yeux et simplement dormir dans des bras qui te gardent loin des cauchemars, comme un véritable grand-frère qui combat les monstres à ta place. « Merci, merci beaucoup. Je ne te remercierais jamais assez pour tout.. ce que tu fais. » Comment rendre la pareille ? C'est presque impossible, une mission impossible, ça ne se crée pas d'un coup de baguette ou en mélangeant ce qu'on a sous la main, ça ne se parle même pas, tu es incapable de retourner toutes ces intentions qui t'aident à aller mieux, qui te permettent d'être quelqu'un et non quelque chose. C'était ça le plus dur, être un morceau de viande, un sac sur lequel on tapait. « Je ne connais que toi Hélios. Et je ne pense pas que tous les Moldus soient des anges. » Tu ne peux que placer des compliments discrets, parce que pour toi c'est bien un soldat ailé tombé du ciel. Tu n'avais aucune chance. Et pourtant. Ce et pourtant te guide à travers la forêt dense de ton esprit, tu t'y accroches. Le tourne dans tous les sens, pourvu que tu arrives à respirer la seconde suivante. Cela implique cette haine sourde contre les gens de son espèce, ce regret. Ce serait plus simple s'il était comme toi, mais c'est ainsi. Pour toujours, il sera plus qu'un moldu. Il t'as sauvé la vie. « Je veux pas en parler ce soir, j'ai envie de profiter un peu tu vois. » Tu souris discrètement en tirant sur le filtre de ta cigarette comme-ci c"était vital. Et ça l'est, ça t'empêche d'hurler que tu as envie de courir les rues et d'y allumer tous les lampadaires comme des chandelles, mais que c'est impossible car actuellement tu as trop peur de te lever, de faire le moindre bruit. « Tu vas devoir m'aider pour les premiers mètres, j'ai encore l'impression... qu'ils sont là. » Qu'ils t'attendent derrière une rue, comme cette fois où tu étais parti prendre ton thé, chercher un chat, parce que tu étais sur de l'avoir croisé sur l'allé. Que tout ce que tu as trouvé, c'est l'obscurité. Deuxième gorgée, peut-être que si ça monte vite dans ta tête, tu n'auras plus peur. «  Je m'en veux de t'imposer ça parfois...Je veux dire moi, mes humeurs, ce foutoir. » Tout le temps.  Tu n'as pas l'habitude qu'on s'occupe de toi, qu'on reste sans que tu le demandes.
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MessageSujet: Re: (rite) a sky full of stars ♦ hélios   Ven 29 Juil - 0:24

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Ishmael & Helios
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Il n’y a rien que la médecine moderne puisse faire contre le désespoir. Aussi ce soir, Helios ne se présente pas en tant que docteur, mais en tant qu’ami. La mission semble simple, et pourtant ; il doit réparer le coeur d’Ishmael. Un organe vital, brisé en miette par les mains des veilleurs.  Pauvre petit chose, pense-t-il. Le sorcier est à présent tout traumatisé. Un jeune homme au coeur si pur ne mérite pas de tel sort. Même le dernier des idiots ne le mérite pas. C’est avec une tristesse immense que McLeód pose un énième regard sur lui. « Tu n’as pas à me remercier, Ishmael. Jamais. » Il lui adresse un sourire et le prend sous son bras. Oisillon qu’il cherche à protéger. C’est à nouveau au son de sa voix que son sourire confiant s’estompe. Les paroles de Quirrell blessent, laissent leur marque dans son esprit. « Je ne suis qu’une âme parmi tant d’autres. Le monde moldu est vaste et divers. » Silence. Helios ne veut pas être l’ami moldu des sorciers. L’exception. Il est habitué, de par les fréquentation de sa fratrie, à être tenu au banc de cas à part. Son propre malaise le surprend. « Un jour je te présenterai mes amis, et alors tu jugeras par toi-même. » proteste-t-il en lui adressant un clin d’oeil. Il espère seulement qu’Ishmael comprend que les veilleurs ne font pas particulièrement partie de son cercle d’amis. Son ton est doux-amer, et la conversation prend fin à la demande du sorcier. Trop difficile d’en parler.

Lentement, Helios guide Ishmael jusqu’à une taverne. La volonté de boire est forte, preuve du sang écossais qui s’écoule dans ses veines. Un sang moldu dont il est fier. Celui de son père. Mais voilà que l’alchimiste perd pied. Il ralentit le pas et Helios a à peine le temps de le rattraper. « Tu ne m’imposes rien, Ish. Je suis heureux de partager cette soirée avec toi. Et il n’y a personne autour de nous. » Il pointe du doigt le pub. Un endroit strictement sorcier. La soif le tient toujours. « Nous pourrions nous y arrêter. Il n’y a que tes semblables, là-bas. » Tes semblables, doux euphémisme qui quitte sa bouche. Helios n’oublie pas qu’il est different d’eux. De Hera, dont il se sent pourtant si proche. L’esclave ce soir affranchi n’a pas peur d’aller au-delà des frontières des deux mondes dont il fait bien malgré lui partie. Les deux hommes font quelques pas et arrivent enfin à l’établissement. Helios jette plusieurs regards à son ami, s’assurant qu’une prise de panique ne le prenne pas de plein fouet. Il leur commande deux whisky pur feu et s’adresse à lui d’un air décontracté. Le sujet est pourtant palpable. « J’ai un projet, j’aimerais que tu me dises ce que tu en penses. » Une pause. Il prend une gorgée de whisky, ignorant la foule autour d’eux. « Je pensais peut-être ouvrir mon propre cabinet pour cracmols et moldus au Chemin de traverse. De quoi me permettre de rester ici encore quelques temps. » Ici, autrement dit dans l’univers d’Ishmael et d’Hera.

Tout à coup, la pièce s’assombrit. Un être encapuchonné s’approche d’eux. « Nous allons jouer une partie de poker, vous vous joindrez bien à nous ? » Helios se retourne et remarque un groupe de sorciers assis non loin d’eux, à la table voisine. Leur vis-à-vis, lui, semble bien moins vivant que le reste de la plèbe qui les regarde sans bouger. L’écossais se tait, et observe la réaction de l’anglais.
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