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 nobody said it was easy. (kyran)

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muggle-born potion maker

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MessageSujet: nobody said it was easy. (kyran)   Ven 15 Juil - 1:52

Il tambourina à la porte, certes loin de lui l’idée de vouloir réveiller tous les voisins de palier mais n’ayant pas vraiment la tête à faire attention à cogner avec calme et douceur. Impatient, il cala difficilement la caisse en carton sous son bras libre et continua de frapper, en espérant qu’on daigne enfin lui ouvrir. Parce qu’il ne partirait pas d’ici tant que cette porte ne s’ouvrait pas, quitte à passer le reste de la nuit assis par terre, à dormir contre sa petite mais lourde boîte de carton, comme un clochard ; Avec un peu de chance on lui lancerait quelques livres sterling et il pourrait se dégotter un café ou, mieux encore, une couverture, ou même un oreiller – il ne dormait jamais sans un oreiller, jamais.
Mais il n’était pas un clochard, et il n’était pas non plus fatigué. C’était une de ces nuits où il savait d’ores et déjà qu’il ne pourrait fermer l’œil. Ça avait été comme ça presque toute la semaine et il avait l’impression d’être en fait anesthésié (ou shooté à-il-ne-savait-quoi, au choix), comme s’il n’était plus du tout crevé, comme si au contraire ça lui donnait une dose d’énergie assez déstabilisante – pour lui comme pour les autres, mais ça aussi lui importait peu.
Finalement, la porte s’ouvrit, et il en profita pour entrer directement à l’intérieur. « Ah, j’avais le temps de mourir. » Il en oublia totalement qu’il était une heure du matin passée, probablement presque deux heures pour tout dire, et que dans un tel cas les gens dormaient et n’étaient pas supposés ouvrir leur porte à quelqu’un. Prenant ses aises, Sacha posa la caisse en carton par terre, content de se débarrasser de tout ce poids, et se frotta les mains avec soulagement – se débarrassant de la poussière par la même occasion. Légèrement paranoïaque, il avait évité de transplaner en plein Londres et avait pris les transports en commun jusqu’ici, trimballant sa caisse en carton sous le bras de station en station.
Ne perdant toutefois pas une seconde pour se mettre au boulot, il ouvrit la caisse d’un grand geste et se mit à déblatérer tout un tas de mot en peu de temps seulement, ne levant même pas la tête vers son interlocuteur, lancé dans son discours. « Alors, j’ai rassemblé plein de photos et plein de témoignages. Enfin, non, j’ai peu de témoignages ; en fait, j’en ai aucun parce que, je pense qu’il n’y en a aucun, MAIS, attends, regarde-moi ça. » Il sortit une demi-page blanche sur laquelle était dessinée un tableau et la pose sur le divan, à côté de là où il était assis, pour la montrer dans son entièreté. Mais Sacha, tout en expliquant ce que c’était, était déjà reparti à farfouiller dans la caisse. « C’est son emploi du temps. Il ‘aurait pas dû être dehors à cette heure-là. Je le sais, il suivait toujours les horaires au doigt et à l’œil, enfin… Je crois. Bref. De toute façon ça ne prouve rien, ça n’apporte rien, j’imagine qu’il était en mission ou je-ne-sais-quoi. Ils disent qu’il a été retrouvé à 6h07 du matin au beau milieu du bois, avant les autorités moldues, ça… […] » et il continua à parler très vite, fouillant dans sa caisse en carton, sans même se douter une seule seconde que peut-être, peut-être, que Kyran Stark ne voulait pas de lui dans son appartement à faire des recherches sur Edan Ryder.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Ven 15 Juil - 2:18

Fixer le plafond. Voilà mon nouveau passe-temps quand je ne savais pas quoi faire. Ma vie n'était qu'une suite d'un routine. Manger, dormir, bosser. Encore et encore, un cercle vicieux qui ne s'arrêtait jamais. Pourquoi? Parce que j'avais l'impression que je ne voyais plus les jours passer. Putain pourquoi lui? Je n'arrivais pas à aller au travail sans y penser, en même temps, quoi de plus normal parce que bien sincèrement, il s'agissait de mon partenaire. Devenir Auror était un métier difficile désormais. Moi qui pensait que ce serait un petit boulot compte tenu de la disparition des conneries qui se prennent mage noir. Comme quoi, quand on se fourre le doigt dans l'oeil, parfois ça va jusqu'au cul.

Mes insomnies étaient de plus en plus fréquentes. En même temps, je me soupçonnais d'être sous les affres du stress. Une bonne tasse de camomille m'aurait bien détendu, mais je n'étais pas dans l'esprit d'acheter ce genre de chose que je jugeais comme des dépenses inutiles. Alors, je devais ronger mon frein en silence et me contenter de me retourner encore et encore dans mon lit. J'avais peur de la mort, j'avais peur du futur. Je n'avais rien à laissé à cette Terre après mon passage et je vieillissais. J'avais tellement peur. Mais je ne pouvais pas le laisser voir. Il s'agissait d'une arme. Alors, je me concentrais sur autre chose, laissant mes pensées dériver sur des détails plus joyeux et plus agréables.

À demi-conscient, dans cet état du sommeil où on se demande si la réalité est réellement la réalité et non pas un rêve, j'entendis des coups. Comme si on cognait dans ma porte. Je grognais, me retournai et cachait ma tête sous l'oreiller, comme si ça suffisait à les faire disparaître. Hélas, ce ne fut pas le cas. Les coups furent répétés, encore et encore. Je me redressai en marmonnant des injures et attrapai ma baguette.« Il y a des gens ici qui tentent de dormir du con, laisse moi en paiiiiiix.»   Les dernières syllabes furent étirées en un long bâillement alors que j'avançais tranquillement vers la porte. D'un geste las, je la fis ouvrir à distance, comme quoi être sorcier, c'est vachement classe et soupirai longuement en voyant celui qui était de l'autre côté de la porte. Sacha. Sérieusement, il ne savait pas que les personnes dites normales dorment à cette heure? Roulant les yeux, je baillai à nouveau et alla fermer la porte. « Au moins mort, tu m'aurais pas fait chier.»  

Je le laissai parler. Un moment, me baladant dans la maison et allant me servir un verre d'eau. Tel que je le connaissais, il n'allait pas arrêter deux secondes alors autant attendre que l'orage passe. Revenant en sirotant cette douce eau de vie, quoi j'étais un amoureux des verres d'eau, ok? Je haussai les épaules devant la feuille et d'un mouvement sec, jetai le maléfice du Bloc-Langue à ce cher Sacha avant de l'asseoir par terre, de force. «Bon Uno, tu la fermes, d'accord? Il est mort. C'est fini. Passe à autre chose. L'enquête est en court, j'ai pas le droit d'y foutre mon nez pour des raisons plus qu'évident, capiche?»   Soutenant son regard, l'air dur, l'air en colère, je bouillais de rage. Parce que je m'en voulais de ne pas avoir été là pour mon partenaire lorsqu'il avait eu besoin de moi. « Deuxio, je connais les détails de l'affaire, alors tu m'apportes rien de neuf. J'ai juste laissé tomber Sacha, juste ça parce que, merde, c'est fini à la fin. Et Tertio, il est 2h du matin, va dormir. Je sais pas pour toi, mais il existe des gens qui dorment.»   Et sur un autre geste, je lui rendis l'usage de sa langue, s'il ne l'avait pas déjà fait lui-même et me penchai sur l'emploi du temps avant de soupirer et de prendre un bout de scotch typiquement moldu et de le lui foutre sur le front. « Tiens, t'es sexy, maintenant, va draguer. Et fous moi la paix. »  


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Dernière édition par Kyran Stark le Sam 16 Juil - 0:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Sam 16 Juil - 0:00

Sacha étala pendant encore un temps ses pensées à voix haute ou, du moins, ses pensées liées à l’affaire, ses idées, ses preuves, ses fausses-preuves, ses contre-preuves, ses témoignages inexistants, ses témoins inexistants, ses doutes, ses soupçons et puis, plus rien. D’un coup, sa langue se colla à son palais et la suite de ses mots ressemblèrent plus à des « Hnnn hnnn uhnm ! hmm. Hgnmmm !!!! » étouffés qu’autre chose. Il tenta quelques secondes de parler correctement mais rien n’y faisait et rien n’y fait, le forçant à abandonner – ce qui ne lui plut qu’à moitié, et il en fronça les sourcils. Voilà maintenant qu’il se retrouvait assis par terre, et il poussa un « Uhnn ! » de protestation à l’égard de Kyran – mais Sacha resta tout de même assis à même le sol, trop rancunier pour se relever – pour l’instant.
A la place, il fixa l’Auror, ne le quittant pas des yeux – comme s’il allait le foudroyer sur place, mais il n’avait (heureusement) pas ce pouvoir-là. Ce fut à son tour de le laisser parler ; pour être honnête, il avait beau le regarder, il ne l’écoutait qu’à moitié. La majorité des mots entraient par une oreille pour ressortir de l’autre.
Parce que, de toute évidence, ce que racontait Kyran n’avait aucun sens. Sacha en fut légèrement déçu ; qu’est-ce qu’il parlait de passer à autre chose ? Que c’était fini ? Qu’il avait abandonné ? Le mot fit tiquer Sacha, qui reposa son regard sur la boite en carton, ne regardant plus son aîné. Comment osait-il dire des choses pareilles ? Pire, comment pouvait-il admettre qu’il avait lâché l’affaire – dans tous les sens du terme ? Sacha avait cru, tout le long, que Kyran serait aussi acharné que lui mais, visiblement, il s’était trompé. Il s’était probablement trompé sur tout, en fait, et il serra légèrement les dents en s’attaquant du bout des doigts à un coin de la boîte en carton.
Alors le jeune brun laissa Auror Stark parler, retenant finalement chacun de ses mots – mais entre les retenir et entre les assimiler, les comprendre, il y avait décidément une sacrée marge. Sacha était buté, ce n’était pas nouveau, mais que quelqu’un lui avoue de but en blanc qu’il avait abandonné, ça le dépassait complètement. Il n’admettait pas la défaite, et il allait au bout des choses, lui. Tout ceci ne faisait pas de sens.
Finalement, il grogna quand enfin sa langue se libéra de son palais, et se releva par la même occasion en arrachant le bout de scotch que Kyran venait de lui coller sur le front avec une phrase qui n’avait pas sa place dans la conversation. D’ailleurs, Sacha fut tellement surpris par la phrase qu’il en laissa échapper un « Co ? » totalement perdu. Pour avoir entendu sa mère lui dire ça un sacré bon nombre de fois, avec son typique accent polonais, Sacha avait appris à ses dépens que ça voulait simplement dire « Quoi ? » ; sauf que dans le cas de sa mère, aussi aimante était-elle, c’était toujours dit d’une manière assez flamboyante, tranchante, le genre de ton qui annonçait forcément la tempête. On ne plaisantait pas avec Mama Ryder.
Et pour en revenir à ce que disait Kyran, Sacha mit quelques secondes avant de se souvenir que, de un, Kyran l’avait empêché de parler et que, de deux, Kyran avait également prononcer le mot « abandonner » - avec de la colère dans la voix, certes, mais ça, Sacha était passé par-dessus sans aucun problème, sans même le prendre en compte.
Le jeune homme glissa précautionneusement l’emploi du temps dans la boite, comme si c’était un trésor, et rassembla les autres affaires éparpillées dedans, étonnamment silencieux. Mais ce silence ne dura pas, puisqu’il déclara finalement, se redressant avec prestance, pour finalement faire de grands gestes de la main pour illustrer ses propos. « Mais… Tu ne fais aucun sens. Tu… Tu… Tu… » Il en perdait ses mots tant ça lui paraissait invraisemblable. « Tu n’as pas envie de savoir ? D’avoir des réponses ? Comment tu… Mais… Bordel, c’est… » Il préféra marcher un peu dans l’appartement, histoire de trouver ses mots et peut-être de remettre ses idées en place aussi. « Abandonné, abandonné… J’croyais que tu n’connaissais pas ce mot toi. Mais tu t’en fous ou quoi ? Comment tu… Ah, ça me dépasse ! » Il reprit place sur le divan. « Ce n’est pas fini. Je veux dire, ça n’a même pas commencé ! Comment tu peux dire ça… » Il tourna enfin la tête vers Kyran, le fixant un instant, attendant qu’il lui réponde le contraire, qu’il lui balance un « Je rigole, c’est une blague, donc tu disais ? ».

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Sam 16 Juil - 2:14

J'avais mal, je souffrais. Et c'était totalement égoïste de tout ramené sur moi alors que Sacha était présent ici et qu'il avait perdu quelque chose de plus que moi. Je fermais les yeux sur bien des choses, mais cette fois, qu'il se ramène en plein  nuit dans mon appartement alors qu'il se pensait tout permis et bien entendu, qu'il pense que lui, le pauvre petit chasseur de dragon pouvait faire un truc quel qu’il soit, c'était de beau de voir qu'il rêvait et ce pas qu'un peut. Simplement pas qu'un peut. Je ne pouvais pas le laisser comme ça, il fallait que je le sorte de cette désillusion qui le tenait dos contre le mur. J'avais l'impression que je remplaçais Edan et au fond, c'était peut-être ça qu'il voulait ce con en me faisant faire le Serment Inviolable. Ce con. Je pouvais pester autant que je voulais contre lui, il avait le beau jeu. Il était mort. C'était certain que jamais rien n'allait se rendre à lui. Bien entendu. Parce que moi, je ne pouvais pas faire autrement. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Et voilà que je me retrouvais coincé avec Sacha qui tentait de se prendre pour un flic. Il avait du popcorn dans la cervelle ou quoi?

Bon, je sais que c'était radical, mais je savais aussi qu'il n'allait pas arrêter de parler si je ne le faisais pas taire. Et même encore. Pas que je m'en voulais, simplement j'aurai aimé procéder autrement. Comme quoi parfois, on avait pas le choix. Je fermais donc les yeux sur ce sortilège que je venais de lancer et que je venais de donner informulé en plus, avec un peu de chance, il avait de ce que je pouvais avoir dit et j'aurais la paix pendant un moment. Donc, je pouvais relancer. Du moins, c'était ce que je me disais parce que j'avais pas l'impression qu'il m'écoutait vraiment. Un sale gosse. Voilà ce qu'il était. Mon regard s'attarda sur son visage, me révélant qu'il n'aimait pas ce qu'il entendait. Soit. Une fois le sortilège levé, je me laissai  par le co et roulai les yeux, l'air exténué.« C'était pour détourner ton esprit. Déjà j'Avais assez de ton frère pour le polonais, t'y mets pas aussi. Maintenant, si tu veux bien Sacha, il est vraiment tard. »  

Bien sûr, j'aurai préféré que ce soit autrement préféré qu'il comprenne le concept du vivre et laisser vivre. Mais bien sûr que non. Ce n'était pas aussi simple. Sirotant mon verre pendant qu'il parlait, je ne finissais que par hausser les épaules, seule preuve que je pouvais encore l'écouter, sinon mon air quoique légèrement blasé pouvait indiquer aussi mon niveau d'attention. Sérieusement, il ne lâchait jamais? Pourquoi il était pas devenu je sais pas moi, enquêteur personnel, le genre de truc.... détective privé? Il était aussi chiant qu'un d'eux, je pouvais le dire. « Sacha, s'il te plaît. Ta gueule. D'accord? Bien sûr que j'ai envie de savoir, bien sûr que je veux tuer le fils de pute de mes propres mains. Mais je peux pas, d'accord? Je. Ne. Peux. PAS. »   Je sentais la magie crépiter à l'intérieur de moi. Mes yeux se fermèrent aussitôt et je repris le contrôle sur moi-même d'un simple exercice de respiration. Il ne fallait pas imploser. Pas ici.

« Sacha, j'ai pas le droit de retrouver attaché à cette enquête parce que c'était mon partenaire, mon ami et un frère pour moi. Pour des raisons sentimentales qui pourraient altérer mon jugement. Ce qui veut dire en jargon pour les non initié comme ton petit cul ici présent que si j'en venais à enquêter, je pourrais vouloir tuer celui qui a fait ça. Donc, si je m'en mêle, je perds mon boulot. C'est clair dans ta cervelle de moineau? »   Posant mon verre d'un geste brusque, je me passai une main dans les cheveux en soupirant, complètement découragé avant de faire un mouvement de baguette et de faire apparaître un tableau devant le jeune homme.« Alors, si tu veux te servir de mon appartement, allez, te gêne pas. Tu le fais déjà de toute façon. MAIS NE VIENT PAS ME DIRE QUE JE ME FOUS DE LA MORT DE TON FRÈRE! »   Les derniers mots m'échappèrent, un cri que je ne pensais pas qui pourrait survenir. Encore aujourd'hui, je n'arrivais pas à y faire face. Pestant contre moi-même, j'allai me chercher de l'alcool cette fois-ci dans la cuisine et revint avec la ferme intention de boire jusqu'à ce le monde soit rose et drôle et non pas une putain de merde comme il était maintenant.« J'étais supposé être avec lui, tu comprends? C'est à cause de moi qu'il y est resté. On ne doit jamais se séparer. Si un sort, l'autre suit. C'est dans les règles de bases. Et là, tu viens me planter le couteau encore et encore comme si c'était rien. Tu te rends pas compte Sacha, du mal que ça peut faire. »  


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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Dim 17 Juil - 2:51

Détourner son esprit ? Quoi ? Pourquoi ? Comment ? Mais Kyran délirait complètement, ma parole !
Et pourtant, Sacha eut un sourire en fixant sa caisse. C’était vrai qu’Edan et le polonais, c’était une longue histoire. Avec ses huit années de plus que lui, ça faisait huit années de plus à se coltiner leur mère qui était bien décidée à faire entrer dans leur cervelle la mentalité, les mœurs et la langue polonaises – et cela même si Edan avait quitté le foyer familial il y a bien des années déjà. Et Edan en profitait, Edan utilisait chaque expression dès qu’il le fallait, chaque mot bien placé, sûrement pour se la jouer un peu. Sacha fut tenté de répondre que, personnellement, « co » était l’un des rares mots de son vocabulaire – et c’était vrai. Il ne voyait pas tellement l’intérêt de savoir parler la langue maternelle de sa mère, quand bien même les Polonais représentaient une certaine partie de la population anglaise, particulièrement depuis l’entrée du pays dans l’Union Européenne – enfin, le Brexit avait légèrement changé la donne, mais là n’était pas la question.
Mais le jeune homme n’était ni venu parler polonais ou politique ni décidé à « aller draguer » comme le disait si bien Kyran. Alors il choisit l’option la plus facile : se remettre à parler, à évacuer ses pensées une à une – en tout cas, ça y ressemblait, bien que vu de l’extérieur il avait possiblement l’air de divaguer. Ou, plutôt, accuser Kyran d’avoir lâchement abandonné l’affaire, d’avoir lâchement abandonner Edan.
Il s’était toujours battu, Sacha. Pas forcément en fonçant dans le tas à coups d’arguments, mais en clamant son avis et en ne le changeant pas malgré l’adversité. Il était bien décidé, en ces temps de trouble, de prouver à tous ces sorciers puristes, ces extrémistes moldus, ces néos-Mangemorts, ces chasseurs de sorciers ou que savait-il encore, ou même aux sorciers perplexes et aux Moldus douteux qu’il était possible de vivre ensemble, en harmonie, sans forcément chercher à tuer l’autre ou à imposer sa suprématie. Si les sorciers ouvraient les yeux sur la technologie moldue, et si les Moldus acceptaient la magie dans leur quotidien, il pourrait se passer tellement de choses !
Mais, là, tout de suite, à presque trois heures du matin, ce n’était pas de refaire le monde qui intéressait le jeune né-moldu mais bien de défendre son grand frère et sa mémoire malgré les protestations de Kyran, qui s’évertuait à répéter des « ta gueule » bien placés. Sacha le regarda tout le long, même quand il s’énerva. Surtout quand il s’énerva. Il resta néanmoins calme, de son côté, ne craignant pas la tempête qui pouvait survenir – ne la voyant pas arriver, pour être honnête (et, à choisir, il préférait largement que Kyran passe ses nerfs sur le fameux « fils de pute » qui avait eu Edan que sur lui, mais passons ce détail).
Il eut un mouvement d’épaules signifiant dans son langage « Pourquoi ? », et la réponse de Kyran fut presqu’immédiate. Raisons sentimentales. Non mais c’était quoi ces conneries ? Ce n’était pas des gens qui n’étaient justement pas proches de l’aîné Ryder qui allaient résoudre l’affaire, et correctement en plus ! Ce n’était pas des Aurors détachés, des juges froids et machinaux, des avocats là pour les Gallions plus qu’autre chose, ou une quelconque police magique qui « faisait son boulot » qui allaient faire bouger les choses, qui allaient se soucier de cette affaire avec un tant soit peu de cœur. Ils devaient, à l’instant même, avoir rangé le dossier Ryder dans un coin de leur bureau, sur une pile d’autres bouts de papier de nulle importance.
Edan Ryder n’était qu’un nom de plus, après tout. Une victime de plus. Il en mourait tout le temps, des sorciers, des nés-moldus, des Moldus aussi. Sacha serra les poings malgré lui, les desserra, voulut se ronger les ongles mais s’en empêcha en tentant d’enlever un fil qui ressortait un peu trop du divan.
Et puis, il y eut cette phrase. Et là, Sacha darda son regard sur Kyran. Mais il ne dit rien. Il resta étrangement silencieux, les yeux sombres, dents serrées. Il se reconcentra sur le fil du divan, gardant pour lui sa façon de voir les choses, mais prêt à cracher, à siffler, à gronder comme un serpent que Kyran préférait se soucier de son job plutôt que d’Edan, que Kyran avait peur de perdre son poste d’Auror plutôt que de s’occuper de l’affaire. Qu’est-ce que c’était un job face à une vie, putain ?
Un tableau apparut soudainement devant son nez, et ça le sortit un peu de sa colère noire intérieure. Une part de lui voulut franchement décorer le tableau de tout ce qui se trouvait dans la caisse et, d’ailleurs, il commença à sortir quelques notes et quelques punaises, quand le cri de Kyran le fit presque sursauter. Presque. Il stoppa juste son geste en l’air, et préféra reposer la feuille dans la caisse avec les autres affaires. Egoïstement, le brun fut tenté de répliquer, acide, que si, il avait l’air de s’en foutre, vu qu’il avait juste « peur de perdre son job ». Mais il se tut. En fait, il n’avait jamais été aussi silencieux que maintenant.
Il avait entendu maintes fois ses parents se disputer. C’était fou, ça, il suffisait qu’Edan disparaisse du jour au lendemain pour qu’ils se disputent à son sujet, alors que leur fils ainé était parti faire sa petite vie loin d’eux il y avait six ans, ou sept, ou huit ; bref, il y a longtemps. L’un rejetait la faute sur l’autre, toujours. Ils rejetaient également la faute sur la magie, sur ce qu’ils ne comprenaient pas forcément. Et puis, c’était vrai aussi qu’ils avaient souvent eu la même réaction que Kyran à l’instant même, à lui hurler sur le même ton qu’ils n’en avaient pas rien à foutre de tout ça.
Sacha se tut. Non, Sacha se rongea les ongles un temps, parce qu’il ne savait pas quoi faire d’autre et parce que ça le calmait ; chacun sa méthode, Kyran avait bien pris de l’alcool.
Et la culpabilité. La colère, la culpabilité ; Kyran, bon dieu, mais qu’est-ce que tu racontais ?
Le jeune Ryder se leva, toujours muet. Il prit le verre de Kyran des mains et alla le vider dans l’évier comme si de rien n’était, calculant ses gestes un à un. Il revint ensuite vers l’Auror et, sans le regarder, déclara finalement, au bout de quelques temps : « T’as dit trois fois « Sacha » en quelques minutes. » Il haussa les épaules, avant de se rasseoir. Et, encore une fois, le silence. Des fois, ça faisait du bien. Puis il était fatigué de parler. Il était un peu fatigué de lui-même, aussi ; et il n’avait pas envie que Kyran s’énerve encore une fois, mais mieux valait ne rien parier là-dessus.
« Edan faisait plein de trucs dans le dos de tout le monde. » révéla-t-il, mais probablement que Kyran le savait déjà. Ce n’était pas vraiment un secret. Edan fourrait son nez partout ; c’était sûrement un trait commun des Ryder d’être aussi têtu qu’acharné, et de ne faire les choses qu’à leur façon. Sacha eut un sourire vide ou forcé en haussant les épaules. « Du coup, t’y es pas pour grand-chose. Il l’aurait quand même fait… peu importe ce qu’il faisait. » Peu importe, c’était vite dit ; rien n’importait plus que toute cette histoire à Sacha. « Si ça se trouve… il s’est juste fait avoir pour rien. Peut-être qu’il cherchait rien, peut-être qu’il faisait rien. Peut-être qu’il était juste au mauvais endroit au mauvais moment, j’sais pas. » Peut-être qu’Edan n’était effectivement qu’un nom de plus sur la liste après tout. Peut-être que tout ceci ne servirait à rien ; toutes ces nuits à chercher, à réfléchir et à chercher encore, peut-être que…
Sacha secoua la tête, chassant par la même occasion ses pensées. A nouveau mué dans le mutisme, il mit un temps avant de franchement sourire – enfin, le plus franchement possible, qu’on se le dise. « Désolé de faire mal. Peut-être que t’as raison. Peut-être qu’il faut juste lâcher l’affaire. » Il poussa le tableau plus loin pour illustrer ses propos, alors qu’il était prêt à tout sauf à lâcher l’affaire, lâcher Edan, lâcher cet acharnement, lâcher ce déni à la con, ce besoin de contrôle putain. Abandonner ? Quand il sera mort, oui. Mais pas avant.

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Mar 26 Juil - 2:19


Il y a des fois où je ne pouvais pas faire face à la vérité. Que je ne pouvais plus réfléchir, que je ne pouvais plus du tout être moi. Il s'agissait d'une partie de moi que je ne pouvais pas accepter. J'étais faible, lâche. Un total perdu de la vie. Quelqu'un qui ne savait pas ce qu'il faisait, quelqu'un qui ne pouvait pas faire comme il le voulait. Mais certes. Alors, on passe par tous les stades, on passe par les stades où on tente de fighter cette envie de pleurer, de se rouler en boule sur le sol et de ne plus rien faire. De laisser aller les larmes. Mais bien sûr, on ne peut pas agir comme ça. S'il y a des morts, c'est pour qu'il y ait des vivants à la suite. Mais parfois, la douleur était trop forte, elle était trop complexe. Elle était la douleur en soi. Et nous, pauvres étrons que nous étions, nous n'étions que les passagers de notre vie. Des spectateurs. Alors, quand il me ressortit le polonais, je sentis mon coeur se serrer. Parce que je pensais trop à Edan. On pourrait penser que je n'étais qu'une pauvre petite merde qui était trop sensible.... Seulement ce n'était pas ça. Et je n'étais pas amoureux du mec non plus, par pitié. Simplement, quand on s'attache à quelqu'un, que l'on en fait sa propre famille en quelque sorte, on ne peut pas ressortir de quelque chose d'aussi dur comme ça en un claquement de doigt. Je savais bien qu'il y avait plus qu'une phase. Et pour le moment, j'avais droit à deux devant moi. La mienne et celle de Sacha. Autant le dire une bonne fois pour tout, je n'avais pas besoin de ça. Je n'avais pas besoin de lui qui allait me casser les oreilles comme ça.

C'était sa façon à lui de se retirer de tout ça, de faire son deuil en quelque sort. Si on pouvait dire ça comme ça. Ça n'empêchait pas que, moi, ça me retirait de la manière que je pouvais faire le mien. Bon, calme Stark. Du calme Stark. Tout irait bien si on se concentrait sur une seule chose. J'avais pourtant l'impression que tout m'échappait et que je ne pouvais rien faire sinon être le spectateur de mon propre désespoir, de n'être qu'un pauvre passager. Il faudrait que je fasse le vide, que je sois maître. Mais comment on peut l'être quand on a pas la moindre idée où on sera l'instant d'après? Comme si tout était décidé d'avance, mais que l'on avait pas la moindre idée où ça allait nous mener.


Je voulais une réaction. Je voulais qu'il m'arrête. C'était ce que mes gestes criaient. Les cris, les coups, les larmes. Tout. Tout ce qui pouvait sortir à ce moment-là, ce n'était que ça. Une diversion pour demander une tentative d'arrêter et de faire en sorte que le monde aille mieux, que ce soit mieux. Simplement. Pourtant, rien ne se passa sinon qu'il me regarda sans rien faire. Sans rien dire. Comme si j'étais la chose la plus fascinante du monde. M'enfin espèce de patate cinglée, fait un truc, je sais pas, n'importe quoi!

« Oui je sais, c'est rien d'accord?»   Dire son nom. Écoute, pas ma faute si ta maman t'a appelé Sacha et que je dois l'utiliser pour que tu penses que tu es toujours dans cette conversation avec moi, d'accord? Je fermais les yeux, pinçai les lèvres et inspirai un moment. Oui  bon d'accord, j'avais énoncé ça de manière sèche et rapide, mais ce pauvre garçon jouait tellement avec mes nerfs que je ne pouvais pas m'en empêcher. Après, venez me dire que je n'étais pas capable de faire autrement. Totalement hors de contrôle, je ne pensais plus, je ne faisais que réagir, le tableau en était la preuve. Lui décochant un regard noir suite à sa prochaine révélation ,je murmurai à voix basse : « Il ne devait pas. Il allait se faire tuer.»   je laissai couler le reste à partir de ce moment là.  Hors de mon corps, hors de ma tête et hors de mon esprit. Je ne l'écoutais plus à ce moment-là. Toutes les explications, les excuses, je ne les entendais pas. Il était là, ça n'empêchait pas que Edan avait fait le con, qu'il était mort que j'avais encore plus merder. Voilà la vraie histoire.

« Écoute, Sacha... tu es là, à 3h du mat' chez moi, devant un tableau, avec un crayon dans la main. Je veux pas te faire chier, mais écris tout ce que tu sais et je verrais où je peux mettre mes connaissances. En attendant, je pense que je vais aller prendre une douche, m'habiller et je serai plus dispo. Je pense que dormir ne sera pas un luxe que j'aurai ce soir.»   Sans attendre qu'il rajoute quoique ce soit, je éclipsai dans ma salle de bain, pris une douche rapide et revint, vêtu d'un short et d'un t-shirt, les cheveux trempés, mais coiffés et regardai ce qu'il avait fait avec, je ne le cacherais pas, un sourire au coin des lèvres. « À 5h, tu décampes, je bosse demain moi.»   Lui lançant un regard appuyé, je me passai une main dans les cheveux et inspirai profondément. «Alors... Edan... Il.... faisait quoi ce jour-là?»  




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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Jeu 28 Juil - 22:42


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Il allait se faire tuer.. Edan, probablement, ne savait pas. Et puis, Sacha se demanda réellement si quelqu’un pouvait prédire sa mort – à part les voyants, et encore. Ses pensées dérivèrent encore. Est-ce que, le moment avant notre mort, ce bref instant, cette seconde qui allait tout changer, on savait que tout, absolument tout, allait se terminer ? Que tout disparaîtrait ? Qu’il n’y aurait strictement plus rien ? Comment ça se passait ? On était là et puis, bam, le néant ? Qu’est-ce qu’il y avait, après, et avant, et pendant ? Sacha frémit malgré lui, et se concentra sur un point au sol. Est-ce qu’Edan avait su qu’il allait se faire avoir ? Est-ce qu’Edan avait vu la mort en face ou non ? Est-ce qu’Edan allait revenir ? Parce qu’il devait revenir, putain, parce qu’est-ce qu’il ferait sans lui, ouais, qu’est-ce qu’il ferait sans lui ? Edan était le pilier de la famille ; d’ailleurs, sans lui, les Ryder s’écroulaient. Papa restait le plus tard possible au boulot, Maman, si forte et souriante pourtant, se concentrait sur les tâches ménagères et, quand la famille était réunie, ça explosait, ça s’insultait, ça se torturait inconsciemment. La maison était devenue un champ de bataille, et n’était plus un refuge pour Sacha. Et Sacha, lui, il souriait. Toujours, constamment. Peut-être que quelqu’un lui avait dit que le simple fait de sourire rendait heureux et peut-être qu’il y croyait trop, peut-être que ça faisait son effet mais peut-être qu’aussi que ça ne retardait que le moment où tout s’effondrerait à nouveau – parce que c’était ça, la vie, même s’il n’en avait pas conscience pleinement.
Alors Sacha faisait encore et toujours ce qu’il faisait de mieux : parler, bavarder, discuter, remplir le vide par des mots possiblement dénués de sens par moment. Peut-être que Kyran ne l’écoutait même plus à force, mais il s’en fichait.
En tout cas, lui, il écoutait son… pote ? ami ? grand frère de remplacement ? le meilleur ami d’Edan ? Sacha regarda une seconde Kyran, qui lui disait de faire bon usage du tableau pendant qu’il irait prendre une douche, puis le suivit du regard lorsqu’il s’éloigna effectivement avant de reposer son attention sur le fameux tableau et son crayon.
Il souffla un bon coup. Lorsqu’il guida le crayon jusqu’au tableau, il vit que sa main tremblait, alors arrêta son geste une seconde, pour souffler à nouveau.
Puis il se mit au boulot. Il traça une large ligne du temps et marqua le premier point. Jeudi, le dix-neuf mai deux-mille-seize. Heure du décès : vingt-trois heures cinquante-et-une. Localisation du corps : au beau milieu d’une forêt de la campagne anglaise, près d’une clairière. Cause de la mort : … Sacha arrêta son geste à nouveau, déglutit, et n’écrivit finalement pas. Rien de tout ceci ne faisait de sens. Edan était un Auror. Un sorcier doué. Il avait été entrainé pour ce genre de situations. Un Auror ne se faisait pas égorger comme un porc. Non. Sacha respira doucement, effaça finalement le « cause de la mort » noté dans un coin du tableau. C’était irréel, alors il l’ignora pour l’instant. Puis il revint sur sa ligne du temps. Edan devait passer à la maison ce midi-là, Sacha l’avait attendu, et il n’était jamais venu. Le téléphone avait sonné pour prévenir qu’il avait été pris par le boulot, mais qu’il passerait demain. Mardi dix-sept mai. Mardi dix-sept mai, on avait annoncé à Sacha que le corps de son grand frère avait été retrouvé dans la forêt. Sacha soupira ; pour une fois qu’Edan pouvait se libérer de son job un moment pour un diner en famille, honnêtement, ce n’était pas de bol, surtout qu’il ne l’avait plus vu depuis un bon mois alors. Depuis Pâques, en fait.
Lorsque Kyran sortit de la douche, quelques minutes après, le tableau était noir de notes en tous genres, avec la ligne du temps trônant au milieu, retraçant ce que Sacha savait d’Edan, à qui il téléphonait régulièrement en espérant le revoir un jour.
« A cinq heures, tu décampes, je bosse demain moi. » « Ouais, pas de problème ! » répondit-il avec un sourire – comme si cet appartement était le sien, haha, bah tiens. De toute façon, lui aussi bossait demain, il avait prévu d’aller voir les dragons du domaine de Wynona, voir si son petit protégé avait pris en taille et en poids, et voir si les autres allaient bien aussi, puis aussi pour voir les marmots Blackbird, d’adorables gamins et moins gamins. Et Wynona, bien sûr.
Quand Kyran reprit la parole, s’intéressant fortement à ce qui était écrit sur le tableau, Sacha eut l’impression d’avoir cinq ans et son visage s’illumina. Kyran n’avait pas abandonné ! Il s’était aussi dit que c’était étrange de la part de l’ancien Poufsouffle, de s’avouer vaincu aussi facilement et aussi rapidement. Alors Sacha repartit, parlant très vite, en montrant les éléments au fur et à mesure qu’il débitait les mots à vitesse grand V. « Alors, il devait passer chez nous, à Londres donc, pour midi mais, finalement, il est resté au boulot. Au Ministère, je veux dire. Dans les papiers, tout ça, il m’en a brièvement parlé mais il a raccroché en me disant qu’il passerait finalement nous voir le lendemain. Donc, du coup, il est resté assez tard au Ministère et puis… et puis j’imagine qu’il est rentré chez lui. Enfin, apparemment non, puisque… Puisqu’il était dans une forêt anglaise à… vingt-trois heures cinquante-et-une et… » Sacha se tut, reprit son souffle, attendit un moment avant de reprendre de plus belle. « Bref. Sauf que sa copine, ‘fin, sa vraie copine, pas Wyn’, elle vit au Pays de Galles, t’vois. Il avait l’habitude de transplaner mais, j’sais pas, il était dans la campagne anglaise, ça n’a pas de sens. » Sacha tapota le tableau avec le bout du crayon, réfléchissant, concentré sur ses pensées. Kyran était Auror.Du Département de la Justice magique. Manifestement, Kyran savait des choses. Sacha se tourna à moitié vers lui. « Il n’y a jamais eu de traces de magie sur lui, Kyran. Si ça avait été ces… néo-Mangemorts… Il y en aurait forcément eu. J’veux dire… Autant affirmer sa supériorité du sang en utilisant la magie, tu vois ? » Il toussa un instant, parlant trop vite, mais continuant toujours sur sa lancée. « Et y’a ces chasseurs, là, t’sais, les mecs qui ont posté une vidéo bizarre y’a… un bon moment. » Y’avait même longtemps, c’était quoi ? Décembre deux-mille quatorze, non ? Sacha s’en souvenait, il était rentré depuis à peine trois mois en Angleterre après ses études de dracologie à l’étranger. « Et les Zabini ? On se fait buter de tous les côtés, c’est… Je comprends pas. » Il secoua la tête. « Soit. Edan. C’est pas la magie qui l’a tué, j’en suis sûr et certain ! Enfin, je crois. Vous en dites quoi, de toutes ces histoires de nouveaux Mangemorts et de chasseurs de sorciers au Ministère ? » Soudain, Sacha s’interrompit, se rendant compte que, déjà, il parlait beaucoup trop vite et en oubliait de respirer. Et que, de deux, il mélangeait trop ses pensées. Il se mettait à bafouiller, à dire n’importe quoi. Penaud, il joignit ses mains l’une à l’autre et les posa sur ses genoux. Qu’est-ce qu’il en savait, qu’il n’y avait pas de traces de magie dans les blessures d’Edan ? Il n’avait pas pu lire le rapport en entier ; il avait bien tenté, mais il s’était fait remballer. Il n’en avait donc retenu que les dates, les faits dans leur globalité mais pas en détail. Edan, il aurait compris lui. Il aurait trouvé. Il n’aurait pas été là à faire des recherches débiles pendant un mois sans succès. Il n’aurait pas été là à se concentrer sur trois dates, sur une vidéo d’assassinat de six nés-moldus, sur le retour sur le devant de la scène de partisans de l’autre connard de Voldemort et sur tant de choses qui n’avaient aucun lien les unes avec les autres.
Sacha déclara, doucement. « Je suis désolé. J’ai rien, en fait. » Aucune piste. Aucun nom. Il ne pouvait que garder en tête ces chasseurs et ces anti-Moldus, et le dix-neuf mai à vingt-trois heures cinquante-et-une dans une forêt anglaise, égorgé avec d’autres traces de lutte et d’attaques. Il serra le crayon entre ses doigts. « J’essaye, tu sais. Tout le temps. Je cherche, et je cherche, et je cherche, et… Rien. Que dalle. J’ai pas un seul nom. Pas un seul ! » Et bon sang, s’il pouvait juste en avoir un. Comme si Kyran allait lui en donner, hein, tiens, Ryder, tu te fais trop d’illusions, Kyran t’a clairement dit qu’il n’avait pas accès à l’affaire et qu’il ne pourrait pas t’aider.
Et boom. Révélation. Sacha se redressa d’un coup. Lowenna. Lowenna, putain ! Le jeune sorcier se leva d’un bond et commença à s’agiter. Cette fille. Elle les connaissait, ces chasseurs, merde quoi, pourquoi n’y avait-il pas songé plus tôt ? Peut-être parce qu’en premier lieu, elle avait été une copine de bac à sable, enfin, de colonie de vacances et qu’il ne s’était pas attendu à ce qu’elle hésite à le tuer ou non. Sacha commença à s’insulter mentalement, puis à haute voix. « J’suis con, bordel. » S’il pouvait juste l’atteindre, lui poser des questions… Mais il ne savait rien sur elle, en fait. Et peut-être que les chasseurs n’avaient rien à voir avec Edan et que, du coup, Sacha se mettait en danger en admettant ses doutes à Lowenna, chasseuse également, enfin, des leurs quoi ? Il se frotta le sourcil. « Non… En fait, non. J’suis pas con. Tu veux du thé ? J’peux faire du thé, tiens. J’peux même faire des burgers, ou des pâtes, ou n’importe quoi. Tu veux des crêpes ? C’est bon, les crêpes. » Autant changer de sujet, hein, et en souriant s’il vous plait ; c’était mieux que de paniquer sur soi-même.

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Dim 31 Juil - 0:05


Le temps. Il passe trop lentement à mon goût. Mais il passe tellement rapidement en même temps. Je n’ai pas le temps de faire mon deuil que je me retrouve à regarder ce qui se passe autour de moi. Que je regarde ce gamin tenter avoir de l’espoir. Je pouvais me permettre de l’appeler gamin parce qu’il ne connaissait pas la délusion de la vie. Est-ce pour ça qu’Edan m’avait fait promettre de prendre soin de lui? Parce que Sacha ne connait pas réellement la vie. Il ne sait pas ce que c’est. Il n’a pas connu sa première brisure comme moi je l’Ai eu. Il n’a pas été foutu par terre parce que la vie a décidé de ne pas lui donner cette chance d’être heureux et insouciant. La vie ne lui a pas retiré un amour qu’il pensait éternel. Il est vierge de certaines blessures qui font changer les gens. Les miennes sont là. Pourtant, je n’ai pas tant d’années de différence avec lui. Mais tout est là. Je suis plus vieux. J’ai les sillons qui se creusent dans ma peau. Les sourires qui ne sont pas toujours là. Les expressions qui étaient si abondantes autrefois, maintenant, elles commencent à être des rides. Parce que j’ai perdu la jeunesse en moi et j’ai commencé à vieillir. J’ai commencé à comprendre que la vie était sans contrôle. Je ne fais que regarder. Je ne fais que voir et encore, je suis déçu. Je suis blessé. Je suis un homme qui ne comprend pas sa peine, mais qui la traîne à bout de bras. Parce que c’est ainsi. Parce que je ne suis qu’un pauvre idiot qui pense qui peut révolutionner le monde. C’est con, mais je pensais que je pourrais faire le bien, pas faire du mal. Pas me faire du mal. C’était la nuance.

Voilà pourquoi je devais prendre une douche. Parce que ce constat venait de me frapper de plein fouet. Parce que je me sentais vieux d’un coup. Parce que je n’avais plus rien. Et là je me rappelais qu’à 25 ans, je n’avais rien. Pas de famille, pas de maison, pas de chien. Rien. Enfin, un chat. Monsieur Moustache. Mais ce n’était pas tout. Je n’avais pas personne à qui rentrer le soir et qui regarder en souriant, les prendre dans mes bras pour leur dire que j’étais maintenant là et que l’attente de la journée était maintenant fini. Je n’avais plus rien de ça, bien que je ne l’aie jamais eu. Maintenant, tout ce que j’avais, c’était un chaton qui se foutait réellement de ma gueule quand j’arrivais le soir et qui se sauvait dès que je tentais de lui donner un bisou.  Bon retour à la maison Kyran.

Donc oui, une douche me permettrait de prendre le contrôle de ma personne et de ne pas fondre en larme comme un mec trop sensible qui chialait face à la mort. Puis, j’avais déjà assez pété les plombs comme ça devant Sacha. Il fallait garder un peu de retenue. Donc oui, la douche. L’eau qui coule sur ma peau. Les larmes qui se noient légèrement parce que je veux plus les retenir. Et puis ensuite vient le moment où je peux me détendre. Laver les cheveux, laver le corps. Masser mon cuir chevelu pour me détendre. Je ne restai pas longtemps, mais ce fut juste assez pour me permettre de revenir à moi.  Juste assez.

Pour revenir, calme, posé. Mieux. Pour revenir en tant que Kyran Stark et non une lavette qui pleurait à en faire un fleuve dans l’appartement. Et en voyant le tableau, je m’arrêtais un instant, sous le choc. Mais il avait réellement des trucs. Bon dieu…. Je fis comme si de rien était et tentait de me remettre de ce choc. Et il était heureux et tout ça. Mais comment il faisait bordel? J’étais une loque, j’avais du mal et ce n’était même pas mon propre frère? Bon sang.  

Bouteille à la main, je pense que c’était bien mieux que le verre, je regardais lentement le tableau et posai la question qui déclencha tout. Et pendant les prochains instants, je restais silencieux et attendit qu’il termine. Analysant le tout. Comment est-ce qu’il faisait?  Je fronçais les sourcils avant qu’il n’affiche cet air penaud et comme j’allais parler, le voilà reparti de nouveau et il me donnait franchement le tournis. Je levai les mains et haussant la voix pour me faire entendre. « ASSEZ.» Je me levai du fauteuil où j’avais pris place et m’approchai du talent, baguette dans une main, bouteille dans l’autre. « Bon dieu Sacha, une chance que l’on parle la même langue parce que je crois que l’on se serait perdu avec le temps. Première chose, tu peux m’expliquer à quoi rime l’engouement pour finalement se traiter de con? Tu es sur une bonne piste.»

Je tapotai doucement les informations et me retournai vers lui, souriant à demi. « Il y a certaines choses que je sais. Certaines choses dont je pense et certaines choses que je ne connais pas. Tu as raison par contre, les blessures ne comportaient aucune trace de magie. Ceux qui sont sur l’affaire me l’ont confirmé.» Je baissai les yeux un court instant et soupirai, vraiment triste. Ça augmentait le rayon de recherche parce qu’il y avait des Moldus partout et moins de sorcier. Et puis un sorcier pouvait avoir utilisé une méthode moldue pour tenter de se camoufler. L’inverse était impossible.  Grognant, je tournai la tête vers Sacha et lui adressai un petit sourire en coin, spécialité de la maison. « Dis au revoir à Monsieur Moustache, j’ai affaire au bureau. Dis-moi, tu sais faire le sort de désillusion pas vrai? » Est-ce qu’il comprendrait? Qui sait. Pour le moment, j’allais risquer gros. Mais pour un ami, on ferait tout n’est-ce pas?

J’avançais lentement, attrapai mon manteau et m’arrêtai dans le cadre de la porte. « Ryder, ramène ton cul vite fait. On n’a pas toute la nuit. » Ce soir, j’allais faire le con. Parce que toutes les informations me traînaient dans la tête. Parce que je savais trop bien que je ne pourrais vivre sans connaître la vérité. Et c’était parti pour foutre mon job en péril. Tout compte fait, je n’aurai peut-être pas dû boire.






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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Mer 3 Aoû - 0:45


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Au cri de Kyran, Sacha sursauta à nouveau, trop plongé dans son discours de panique pour s’attendre à un stop pareil. Bien, il semblerait donc que l’auror n’avait pas envie de crêpes, ou de thé, ou de pâtes, ou même de manger quoi que ce soit. Sacha jeta néanmoins un œil suspect à la bouteille que Kyran avait ramené, et songea à lui confisquer de la même manière que le verre auparavant. Mais il ne bougea pas en premier temps et décida finalement d’attraper Monsieur Moustache – le chat, pour ceux qui se poseraient la question – pour le poser sur ses genoux et lui gratter derrière la tête – une manière comme une autre de se calmer, les bestioles, ça fonctionnait toujours, que ce soit un chaton minuscule ou un dragon qui pouvait vous griller en moins de deux – spoiler alert : Sacha préférait quand même les dragons aux chats.
Il suivit le regard de Kyran et se reprit donc à fixer le tableau et les renseignements qu’il y avait notés. Il y avait tant d’informations et, pourtant, il avait clairement l’impression de tourner en rond pour l’unique et bonne raison qu’il n’avait aucun suspect… du moins personne de précis. Il y avait ce groupe de chasseurs de sorciers, ceux qui s’étaient montrés un an et demi plus tôt et n’avaient cessé de frapper ci et là depuis… et puis les néo-Mangemorts. Il pouvait probablement songer à deux ou trois sorciers isolés, sans avoir de nom non plus. Ça ressemblait fortement à une chasse sans fin. Comment pouvait-il se jeter à la gorge de tous les Moldus et de tous les sorciers – minus quelques-uns –, puisque chacun était un potentiel suspect ? Il se frotta le sourcil un moment, tandis que Kyran lui demandait pourquoi cette réaction étrange après un tel engouement. Franchement, à part un « Euh… » penaud, le jeune homme ne sut quoi répondre.
Le reste lui fit relever la tête, et Monsieur Moustache râla de ne plus recevoir de gratouilles. « C’est vrai ? » Il était sur une bonne piste ? Evidemment qu’il devait être sur une bonne piste, il ne bossait pas là-dessus sans relâche, presque vingt heures par jour tous les jours, depuis un mois ! Regagnant un peu de fierté, Sacha se redressa avec un léger sourire, suivant des yeux la baguette de son « grand frère ». Si Kyran savait des choses, il allait les lui dire, n’est-ce pas ? L’Auror commenta alors les blessures sans trace de magie, et Sacha mit alors les chasseurs de sorciers en avant – et songea donc sérieusement à retrouver Lowenna Fraser, mais par où commencer ? Il aurait dû lui demander son numéro de téléphone, tiens, en même temps que la tirer d’un mauvais pas ! Pff, incapable.
Et puis l’expression de Kyran changea, et Sacha en perdit son sourire. C’était peut-être lui qui faisait des nuits de cinq heures grand maximum en ce moment, mais c’était définitivement Kyran qui avait l’air le plus fatigué. A vrai dire, Sacha ne se souvenait pas réellement avoir connu un Kyran plus… lumineux ? A part quand il était avec Edan et qu’ils avaient décidé tous les deux de lui mettre la misère, mais soit… Sinon, il n’arrivait pas à se souvenir d’un Kyran souriant sincèrement – et pas ce rictus au coin dont il avait le secret… Il espérait que la Coupe de Quidditch, dans quelques jours, changerait la donne.
« Dis au revoir à Monsieur Moustache, j’ai à faire au bureau. Dis-moi, tu sais faire le sort de désillusion pas vrai ? » « Quoi ? » Surpris, Sacha fronça les sourcils, laissa le chat partir et suivit les moindres faits et gestes de Kyran tout en se levant lui-même et en répondant, particulièrement perplexe. « Oui, pourquoi ? » Mais pour quoi faire, un sort de désillusion ? Et où est-ce qu’il allait, là ? Toujours aussi perdu par le raisonnement de Kyran, Sacha vit la porte s’ouvrir et tilta : il partait. Enfin, non, ils partaient. Sacha le rejoignit, passa dehors, sans perdre son expression perplexe. « Toute la nuit pour quoi ? On va où ? Et c’est pour quoi, le sort de désillusion ? J’te suis pas trop… » D’habitude, il voyait assez rapidement où les gens voulaient en venir. Il observait, il anticipait, il réfléchissait et, assez souvent, il avait une réponse, même si elle était mauvaise. Mais là… Très franchement, il était un peu paumé. Qu’est-ce que Kyran avait en tête ? « J’croyais que j’devais partir dans deux heures. Et tu comptes pas dormir un peu quand même ? » Il plissa les yeux en regardant la bouteille. « Et ça, tu la prends avec toi ? Non parce que, si tu conduis bah… C’est moi qui conduit, hein. Est-ce que t’as une voiture au juste ?? » Non parce que, sérieux, ils allaient où ??

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Jeu 4 Aoû - 23:23


Il y avait certaines choses qui étaient étranges, d'autre qui étaient normales. Dans le cours de la vie quoi. On ne changeait rien, on ne contrôlait rien, on ne faisait que subir. Et bien je pouvais dire que de la manière que je subissais, je n'aimais pas ça. Mais regardez moi râler à cette heure, devant un de mes plus proches amis, un des rares je dirais, à me traiter mentalement de con et de désespéré alors que je n'ai plus personne et que je dois contrôler Sacha et que je dois me contrôler moi. Il y a un moment où l'être humain atteint ses barrières, il y a un moment où on ne peut plus vivre comme on vit et il y a des moments, où comment dire, la coupe est pleine. C'était là une jolie expression qui pouvait réellement tout dire ce que l'on pensait. Enfin, tout dépendait de la situation et là la situation était que j'avais réellement trop rempli ma coupe. Parce que j'avais légèrement abusé sur l'alcool. Donc bon, autant le dire sur le coup, je ne pensais pas que ce soit une bonne idée que Sacha me laisse encore tout contrôler, mais techniquement, je dis bien là, techniquement, je devais être en possession de tous mes moyens. Du moins, c'était ce que je pensais que je devrais avoir. La possession de tous mes moyens et également le fait que je devrais peut-être éviter de me regarder dans le miroir en ce moment.

Autre chose que je devais rajouter, j'étais heureux que Monsieur Moustache était un chaton parce que bon dieu qu'il serait moins mignon autrement. Enfin, c'était ce que je pensais. Est-ce qu'il le restait? Il fallait voir en grandissant. Donc, nous voici après que j'ai eu demandé poliment à Sacha de se taire d'un bon cri des familles et le regardai se remettre du choc à l'aide de mon chaton digne des Weasley.  Et puis maintenant, il y avait le tableau. Tableau qui me rappelait des vérités et des mensonges. Tableau qui me poussait à boire parce que la douleur était trop forte. Tableau qui faisait en sorte que je ne sois pas un homme comme les autres. Tableau qui me faisait un très gros doigt d'honneur oui.  Fronçant les sourcils en entendant le chaton râler et Ryder chercher ses mots, je m'occupai donc de la bouteille. Et hop, une autre lampée de disparue.

Ignorant totalement Ryder, j'attrapai mon manteau et l'enfilai, sans lâcher la bouteille pour autant. Riant alors que j'avais du mal avec les manches, riant alors que je manquai de tomber parce que je manquai réellement de talent et lui adressai un air sérieux. Bon ok, je n'étais pas si bourré que ça, j'en faisais trop, mais j'étais si fatigué que je voulais me faire du bien en même temps et relâcher la pression. Je commençais à ressentir les effets de l'alcool. Mais ça, Sacha ne le savait pas. Parce que l'Acting à bas prix, voilà pourquoi.


« T'en poses trop de questions Ryder. À ton avis? J'ai dit que l'on devait aller au bureau? T'a une passe pour venir dans mon bureau en pleine nuit, monsieur l'éleveur de dragon heiiiiiiiiin? » Je lui fis un clin d'oeil et l'attrapai par le bras. Parce que bon, même si je transplanais seul, il n'allait pas suivre. « Alors si tu sais faire le sort, jete-le à l'instant. Moi, je peux aller fouiner dans le bureau un peu, mais toi, pas du tout. Donc, on va se la jouer à la James Bond héhé.»

Et sans attendre la suite, je nous fis transplaner, prenant bien soin de laisser aucun petit morceau derrière et nous arrivâmes dans le Ministère. Sous le sort tous les deux bien sûr. Je m'approchai du dernière endroit connu de l'oreille de Sacha et chuchotai doucement « Ascenseur, celui du centre, on se sépare pour mieux marcher. Tu m'attends là-bas si tu arrives avant moi. On a cinq minutes.»


Je le lâchai et me dirigeai calmement et surtout lentement vers l'ascenseur prenant bien soin de ne pas faire de bruit. Direction mon bureau baby. J'attendis que les cinq minutes soient écoulées avant d'actionner l'ascenseur et de faire continuer l'aventure vers les locaux que je connaissais trop bien. Les archiiiiiiiiives.






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MessageSujet: Re: nobody said it was easy. (kyran)   Jeu 11 Aoû - 23:28


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ft. kyran stark (avant le 21 juin 2016)

What was he doing? Sacha took a look at the bottle in Kyran’s hand again but didn’t say anything. There was nothing to say. In fact, Kyran would probably prefer that he stayed silent; the Auror was stubborn and had a little bit too much alcohol – obviously – and it would be better not to start on the fact that Kyran would probably never admit that he was a little bit drunk too. So Sacha said nothing; he had never been so quiet in his entire life – except for the week following Edan’s vanishing – and he just looked at the older man. He briefly struggled to speak a few words, confused, while he was putting on his leather jacket – Edan’s, actually, but never mind – and was searching for his wand, undoubtedly lost in the stuff he had brought before – he kept losing his wand lately, but kept finding it so it wasn’t much of a problem.
Drunk Kyran spoke again and, this time, Sacha gave him a gloomy look, even if the idea of breaking into the Ministry of Magic was clearly a dream – it was like in action movies! He always dreamt of having a life like in the movies – without the deaths, right, but the golden things were the action, the story, the obvious-no-routine. However it wasn’t that part of Kyran’s speech that had made him wince. He proudly raised his head and his expression was surprisingly serious. “Trainer. I’m a trainer. Or a keeper. Or even a rider, whatever, but I’m no dragons breeder, oh my god, honestly ??” There was a few things that made the young Ryder twitch, and mocking his profession was one. He, was training dragons, was riding them, was feeding them, was keeping them, was protecting them, but in no way he was breeding them. It wasn’t his job; it was Wynona’s or the one from the others breeders. He only trained them and cared for them. No more, no less. And the fact that his own fake big brother called him that? No way he would accept such a scoff!
Anyway Kyran most likely wasn’t listening to him. The Auror was definitely doing his own thing and meanwhile Sacha had recovered his wand and was still blocked on the fact that one of his best friends couldn’t recall his real job. “Don’t make fun of it, thank you.” That was sad. Sad and annoying. Mostly annoying. People weren’t taking him much seriously and, for that, he didn’t really care, but here, it was Kyran. It did something to him.
Sacha quickly forgot that episode. To reason with a drunk person wasn’t exactly the best to do. And breaking into the Ministry wasn’t either… Sacha was starting to think that maybe it wasn’t a good idea – has it ever been? No. But, actually, Kyran wasn’t that drunk… He was still thinking straight… right? Sacha stared at him while he was saying what they would do. Kyran was a responsible person… He was en Auror… He was Edan’s best friend for life. He wasn’t a bad person; Edan would have never chosen him otherwise… But that bottle? That bottle was a bad thing. Alcohol was a bad thing. Alcohol could destroy everything if given the power to.
But it was just one bottle, right? And it was just, what, a few minutes in the Ministry of Magic? Nothing they couldn’t survive… Sacha sighed briefly, and told the incantation of the disillusionment spell – a spell he knew particularly well since it was a basis in working with magical creatures that Muggles wasn’t supposed to witness.
Before he could tell more, Kyran made them apparate and, the second after, they were in the Ministry of Magic. Invisibles. Sacha looked around. The hall was empty, the Ministry was almost too. Most of the employees weren’t working at night, of course. There would only be some Aurors, some policemen, some guards, some night-owls, but not as much as the workers that were here during the day. Sacha had a thin smile; Edan could have been there, at three in the morning – stubbornness was a family thing.
Again, Kyran told him what to do, and Sacha obeyed without saying much, only a “I know.” in a breath. He had already come to the Ministry, with Edan, years ago, and the lifts couldn’t had changed that much since then. Sacha took it until the right level, the same way he would’ve done if Edan was there…
The worst thing in all of this? Sacha wasn’t feeling really well suddenly. Almost ill. Like something was punching his throat again and again and again, was choking him. He bet that in a few minutes he would feel like he was suffocating… And it wasn’t just because the lift wasn’t very big and he could feel the panic inside his veins trying to reach for him – he had never been a big fan of small spaces – because there was something else: Everything inside these walls screamed Edan, who had always loved the Ministry, even when he wasn’t an Auror, even when he was just a very young employee sorting the papers or whatever. Without a doubt the Ministry had always been a better home for the older Ryder than their house in London, where their family lived, where Sacha still lived.
When the doors of the lift opened, Sacha was expecting Edan to wait for him in the corridor. But there was no one. The panic scattered, and Sacha stood there for a moment. There was no Edan. He was maybe in his office, or outside, on a mission, somewhere. He had to be somewhere.
Feeling suddenly empty, Sacha decided to wait for Kyran like he said. They had five minutes. What a stupid idea… What were they doing here? What was he doing here? He could be imprisonated! He had no right to be here, dissimulated! It was wrong.
Yes, Sacha was cautious. Yes, he was certainly thinking all of this was going to go wrong in a minute or so… But… there also was the Aurors Office right there and… Let’s say he didn’t control his body and just stopped waiting for Kyran and went straight ahead to his brother’s cubicle. Edan’s cubicle. Where he worked, where he pinned some dark wizards’ photos on the wall, with maps and others – much like the facts board, murder board, crime board – call it how you want – that Sacha liked too much.
The young wizard stood before the cubicle, wondering if he had it wrong. There was nothing on the table. Nothing on the walls. There was nothing at all. So he opened the drawers, one by one, beginning to panic again. Where were Edan’s things? Where were they? Where had it all gone? Unbelievable. Yet it was indeed Edan’s cubicle… Edan’s former cubicle but… Why was it empty like it had belong to no one before? This made absolutely no sense…
[…]
Yo.” Sacha finally found the Auror after some minutes and informed him of his presence by touching briefly his shoulder. By the time had had found the young Stark, every trace of panic, of confusion and of emotion had totally vanished. Sacha blankly smiled, “So… What are we searching for?”, pushing away the thoughts of his brother being… wiped out of the Ministry and of the fact that all of his stuff had just disappeared – because honestly, it could not be possible. Even if Sacha had recovered his Auror badge and keeping him cautiously in his bedroom, the remaining – the notes, the investigations, the photos goddamnit –  was here. It had to be here. Everything… There’s got to be something, at least. Edan wasn’t killed for nothing; that didn’t make any sense either.
Sacha forced himself to focus, et took a look at… woah, that was a lot of shelves. A lot of archives, obviously… “I’m pretty sure we will need more than five minutes.” Never mind, he had all the time it would take. He probably had his whole life to search for Edan too.

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