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 rotations (lyrae)

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human league

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MessageSujet: rotations (lyrae)   Mer 13 Juil - 0:57

mec ça y'est j'ai une grande nouvelle, s'était écrié noah en débarquant au space oddity. "comme par magie" une pinte avait atterri face à lui sur le bar et le neptune l'écoutait d'une oreille distraite. j'ai pu demander ma nationalité écossaise! grande gorgée, sourcil haussé du lovegood le brexit mec il ouvre les mains, bon dieu, c'était évident pourtant. c'était une fin d'après-midi normale pour le sorley. journée envolée, paperasse le matin, cours l'après-midi, une pétanque (merci les erasmus parisiens) et une pinte avant de sortir.
le retour à london s'était avéré plus agité que prévu. ça buvait systématiquement les soirs, profitant du septembre encore doux. ça fêtait la rentrée, profitant des nouvelles arrivées au kings college. ça jouait beaucoup sur scène, profitant d'un marketing féroce d'un de ses meilleurs potes manager. noah émanait ce 'mouvement' rio, l'esprit tropical, caipirinha dans les mains et rythmes de bossa nova intercalés dans ses sets tumultueux. du bon kif. ça dorait son image, ça plaisait au public. une bonne manière d'oublier ces saletés d'histoires. magie, dragon, veilleurs, mangemorts. septembre s'avérait décidément plus doux que prévu.
alors pour l'instant, ça buvait des bières pour passer le cap lucidité. et une et deux et trois. le sorley s'amuse un peu sur les platines laissées à l'abandon avant qu'le groupe de la soirée débarque. il se grille une clope, place le casque sur ses oreilles, fait vibrer les basses, ferme les yeux. boum. l'avantage, c'est qu'en plusieurs années de fréquentation il a fini par s'attirer les sourires du gérant. un bon bougre, noah, qui part parfois en vrille avec la pinte ou la blanche de trop. mais un bon bougre quand même. on lui pardonne, avec sa mèche soigneusement peignée, plaquée en arrière. on lui pardonne avec sa chemise blanche boutonnée et son jean bien ajusté. une bonne tête balafrée, ah ça oui, mais on sent qu'il y'a d'l'éducation là-dessous. courtois et posé, prestance et allure, ah ça oui. il lâche un sourire à neptune quand il lui gueule de baisser un peu, qu'il est encore trop tôt, qu'les basses sont trop puissantes, qu'les voisins vont encore faire chier. oui oui. puis discrètement ce p'tit mouvement de tête, ce p'tit mordillement de lèvres, ce p'tit geste de la main équivoque. va chier. et vite on n's'entend plus au space oddity. il est encore trop tôt pour s'allumer et passer dans la dimension parallèle. alors on se contente de s'amuser.

et l'temps passe et le groupe arrive, alors ce coup-ci noah lâche les platines, se hisse près du bar, avale un shot de jäger, échange quelques mots avec sa voisine de bar. elle s'appelle lisa, vingt-cinq ans, pote du groupe qui joue. plutôt sympa, une boucle au nez, noah aime pas. il finit par lâcher l'histoire, ce soir c'est du son indie acoustique. pas envie. il glisse à neptune qu'il rejoint des potes à la disco', qu'ils se captent plus tard, il passe deux minutes dans la pièce "privé", se poudre le nez et animé d'une nouvelle excitation, quitte le bar.
c'est finalement vers une heure, après avoir croisé d'autres potes, après avoir bu d'autres bières, après avoir écouté d'autres sons et avalé un gin tonic qu'ils aterrissent en disco. quota parfait, prêts à danser au rythme d'un dj qu'ils kiffent, ils se fondent dans la masse et dans les basses. ce soir c'est techno berlinoise, ça fait péter l'thorax et palpiter le crâne. noah ferme les yeux, boum, flash lumineux, boum, douce ivresse, boum, coeur emballé, boum. on se perd, on se pousse, on chope un nouveau gin tonic à quinze putain de livres, on sent brûler ses pupilles dilatées, on la voit, on tourne la tête, on boit une gorgée. je suis pas là, il pense, je suis pas là. malaise, il s'éloigne.

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night of the hunter

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MessageSujet: Re: rotations (lyrae)   Lun 18 Juil - 13:34

Rotations
La nuit venait d’abattre ses bras enivrants sur Londres. Envoutante et étouffante. A la lueur des rayons argentés de la nuit, les ombres se faufilaient. La foule grouillante et animée se mouvait parfois entre deux rires, entre deux exclamations. Parfois le silence régnait tout simplement. Londres. Cette ville étrange que tu découvrais toujours davantage depuis ta mutation. Cela faisait peu de temps que tes pas avaient foulé les sentiers battus de cette ville, laissant derrière toi ton sud natal. Anonyme dans les ruelles d’une ville éphémère. Une femme parmi tant d’autres. Un visage comme un autre. Ce soir, tu avais mis de côté les armes. Lorsque tu franchis les portes de ton appartement tout en pianotant sur ton téléphone, l’envie de sortir s’agrippa à tes entailles. La tenaillant à sa merci, remontant lentement le long de ton échine jusqu’à se nicher dans les méandres de ton cerveau sans plus vouloir s’y déloger. Laissant tomber ton sac dans l’entrée, rapidement rejoint par tes chaussures, tu envoyas un message de plus à ton amie d’enfance, Euxane. C’est sans surprise qu’elle te répondit par l’affirmative tandis que tu lui avais proposé de sortir. Aurait-elle l’intention de refuser ne serait-ce qu’une fois ?

Refermant la porte derrière toi, tu te dirigea vers la salle de bain et se fit couler de l’eau afin de remplir ta baignoire. Loin des horreurs des bas fonds de la ville, tu te prélassais dans de l’eau chaude dont l’odeur boisée te détendait tes nerfs tendus. Lorsque tu quittas la baignoire t’enroulant dans un peignoir, tu te dirigea instinctivement vers ta penderie. Fouillant dans ton dressing, tu écartes plusieurs cintres avant de poser ton attention sur une robe bustier de couleur blanche. Dévoilant tes jambes et tes épaules, elle était parfaite pour aller danser. Tu récupérais une paire de talons qui te feraient sûrement souffrir quelques heures plus tard mais qu’importait. Ta chevelure libre sur les épaules, tu retouchas légèrement le maquillage que tu portais. Tu en mettais rarement et il restait la plupart du temps plus que naturel. Une touche de parfum plus tard, tu retrouvais ta voiture.  La musique en bruit de fond histoire de te mettre doucement dans l’ambiance, tu traversas les quartiers de la capitale. Lorsque tu arrivais sur les lieux, tu te garais avant de te faufiler jusqu’à l’entrées retrouvant rapidement Euxane. Tu attrapais l’un des verres qu’elle avait déjà commandé. La musique marquait le rythme de vos rires, de vos verres, de vos regards. Parfois détournées par des jeunes hommes. Tu avais beau être flic, tu aimes t’amuser, faire la fête jusqu’à oublier tes soirées. Alors qu’elle t’entraine au milieu de la foule animée par le rythme de la musique, vous vous mettez à danser l’une en face de l’autre.Ta journée un peu trop longue te faisait déjà ressentir les effets insidieux de l’alcool. Tu te sentais plus légère à mesure que vous dansiez. Les problèmes semblaient légers et lointains. En cet instant, tu ne pensais qu’à t’amuser en agréable compagnie. Les yeux fermés, tu te laisses porter par la musique sans même te soucier de te retrouver seule alors que ton amie dérive avec blond un peu plus loin.

Puis tu Le vois. C’est comme la première fois. Comme si le temps se jouait de vous. Tu oublies le monde, la musique te semble être un écho oublié. Tu cherches son regard, il s’éloigne. Ton corps est possédé entre l’envie de le suivre et celle de le fuir. Les sentiments te submergent, l’alcool te cajole. Combien de temps ? Deux années peut-être ? Tu dois prendre l’air. Un signe à Euxane. Un autre au type des casiers pour attraper ta pochette, tu files vers l’un de ces couloirs pour fumer une clope. La tête dans ton sac, tu te précipite pour allumer l’objet toxique de tes désirs. Tu relèves ton visage. « Merde… » Il est là. Ton mensonge. Ton premier amour. Celui que tu as jalousé, aimé. Cette faiblesse. Ca te traverse de part en part. Tu n’as qu’à tendre le bras pour le toucher. Tes prunelles s’accrochent aux siennes. La musique perfore les murs. Brusque tes pensées. Aucune parole cohérente n’a envie de sortir de ta bouche. Alors tu lui tends juste ton paquet de clopes et t’appuie le dos contre un mur. Tu sens la Terre tourner sous tes pieds. Noah ou l’alcool, qu’importe le responsable…
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human league

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MessageSujet: Re: rotations (lyrae)   Ven 22 Juil - 21:19

et noah tourne, dans ce tourbillon incessant de beats qui lui étouffent le coeur. le souffle est court, il ferme les yeux, c'est son corps tout entier qui suit le spasme ambiant. ça monte, les basses saturent, le sol tremble. la nuit est avancée, les verres sont à demi-pleins, dans les coins on sniffe on se refile un taz. on naît on vit on meurt. tous ensemble dans une même frénésie. c'est l'alcool, c'est ses yeux écarquillés qui le rendent fou. un deux trois quatre. ça explose, ça sature toujours plus. on se pousse et on saute et on crie, où comme noah on ne crie pas. tout reste enfoui là-dedans, mais ça crie dans son corps. comme une énorme bulle qui veut exploser mais n'y arrive pas. ça le blesse presque mais putain que c'est bon. rien n'a de sens, mais putain que c'est bien.
il décide d'aller prendre un club maté vodka.
il la voit.

c'est si simple de s'enfuir. deux pas en avant et trois en arrière. noah se dit qu'objectivement il en est à un bon stade de sa vie. ses études avancent, ses stages ont été fructueux, il a rencontré du beau monde, sa musique prend de l'importance, il bosse avec un label, il est fait comme un rat à qui l'on a donné des amphet. tout lui réussit. il a enfin oublié les galères, il reprend confiance en lui, il apprend à aimer le temps d'un soir, deux, trois. c'est le temps qui a balayé la douleur et l'incompréhension. c'est le temps qui a créé la colère.
il la voit et lui tourne le dos. il n'a pas besoin de lyrae face à lui. elle a quitté sa vie et il s'en remet. il l'a blessée et il l'a accepté. elle l'a blessé et il n'a pas digéré. noah prend sa bouteille et glisse dans la foule. comme un serpent il suit le mouvement des corps, s'évapore. sort trois billets, paye le taz, le cache dans son jean et sort respirer. il a besoin d'oxygène pour vivre la suite. pas de pitié, il repense à ces mots entendus des lèvres des uns et des autres. pas de pitié pour un pauvre vivant. noah souffle fort, lève les yeux et comme un putain de cauchemar c'est lyrae devant lui. il l'entend dire merde. putain, merde ouais. sur toute une capitale c'est elle qu'il devait croiser? noah serre les dents, c'est plus que de la douleur qui le bouscule. il sent un malaise, où est neptune. non merci il répond, sort son iphone, envoie un sos à neptune. t'es où putain mec. sort ses propres clopes. parce que oui : 1) il a envie de fumer. 2) il ne se laisse pas impressionner. 3) elle n'a qu'à se barrer si ça ne lui convient pas. 4) le monde de la nuit c'est SON monde à lui. 5) il se prend à vouloir lui parler. sauf que cette cinquième option n'est pas forcément la meilleure, quand on sait que noah n'a jamais été clean avec elle. j'ai pas de feu il finit par dire, énervé. lève la tête.
quel putain de calvaire. je te dérangerai pas plus mais tu peux me prêter le tien stp?, après il disparaîtra. comme pendant ces deux dernières années. comme un mensonge. il oubliera son regard et avalera son putain de taz pour s'oublier le reste de la nuit.

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MessageSujet: Re: rotations (lyrae)   Lun 25 Juil - 2:29

Rotations
L’air frais mord tes épaules, gèle tes entrailles. Le contraste avec l’intérieur est saisissant. Un regard à la dérobée. Une vague de souvenirs assaille ton être. Tu n’as rien demandé. Cette espèce de remord qui coule, lancinant, le long de ton échine. Cette colère sourde que tu éprouves à son encontre. Une dualité qui s’affronte dans la nébuleuse de ton esprit. Cette envie de lui adresser quelques mots. Curiosité malsaine. Alors, toi aussi tu as souffert ? Relique du passé trainant son flot de souffrance. Réminiscences légère qui se glissent pourtant au milieu de ce tumulte. Tu te souviens de votre rencontre. De votre première fois. De toutes vos premières fois. On dit que le premier amour est toujours le dernier. Le tien est juste en face de toi. Tu l’as aimé. Tu l’aimais quand tu l’as quitté. Cruelle. Cruel mensonge. Parce que tu enviais sa facilité à régner au sein des Cromwell. Parce qu’il devenait ta faiblesse. Tu crains. Tu te répugnes. Tu le détestes de te faire ressentir cette culpabilité hideuse.

Tu fuis. Vous fuyez pour mieux vous retrouver. T’es là, avec ta clope coincée entre tes lippes. Ton palpitant oscille autant le monde qui tourne autour de toi. Tes pensées sont loin d’être très claires. Tu lui tends ton paquet de clopes. Tu vas pas l’ignorer non plus ? Ca serait plus simple pourtant… Il rejette ton offre. Tu t’appuies contre des briques. Soutiens matériel alors que le psychique s’évade avec trop de liberté, sillonnant dans un passé douloureux. Entrainant des vestiges oubliés, étouffés dans un coin de tes souvenirs. Tu fermes les yeux pour te concentrer. Pour ignorer ce vertige qui t’assaille. Les paupières tu inspires longuement sur le cylindre espérant que la nicotine détendra tes nerfs entremêlés. « j'ai pas de feu » Ses paroles sifflent dans les airs. Tes prunelles s’ouvrent pour l’observer. « je te dérangerai pas plus mais tu peux me prêter le tien stp? » Sa voix te trouble. L’entendre après tout ce temps, c’est une onde de choc à laquelle tu n’étais pas préparée. Tu n’es pas le genre de femme à te laisser tomber dans la tourmente. Tu es forte. Vive. Tu ne comptes pas sur les hommes pour réussir ta vie. Mais Lui. Il a cette emprise sur ta vie. Positive il fut un temps. Négative. Extrêmement négative aujourd’hui…

Tu sors de ton paquet ton briquet et t’approches de lui comme par instinct. Alors qu’il portait sa clope à ses lèvres, une vieille habitude t’as échappé. Tu as failli lui allumer toi même. Tu as tendu tes mains avec ce geste familier. Puis tes mouvements sont restés en suspens. Tes yeux se sont attardés sur les siens. Sur sa clope, sur ton feu. T’as fais un pas en arrière déstabilisée puis tu as juste tendu le briquet coincé entre ton index et ton majeur. Tu cherches quelque chose à dire. Un truc qui pourrait être pertinent. C’est pas souvent qu’on entend aucun son franchir la barrière de tes lippes pourtant. Parce qu’en cet instant t’es torturée. Parce qu’en deux ans, tu pensais l’avoir rayé de ta vie. Tu pensais pas que ça ne t’affecterait autant de tomber sur lui. « Tu me déranges pas. » Non. Déranger n’est pas le mot. Tu me troubles. Tu me perturbes. Tu m’oppresses. Le palpitant logé au creux de ta poitrine s’affole pourtant. Il embrase le liquide vermeille qui coule dans tes veines. Les bruits sourds de la musique semblent valser en rythme avec lui. Tu as envie qu’il parte. Tu as envie de partir. Tu voudrais qu’il reste. Tu voudrais qu’il te dise de rester. Cette curiosité t’assaille encore. « Tu as changé. » Cette gueule d’ange brisée qui t’a fait craquer est toujours là, mais au fond, tu sens qu’il n’est plus le même. Tu n’es plus la même. Vous n’êtes plus ces gamins croyant en l’amour. Depuis Noah, peux-tu te vanter d’une seule relation sérieuse ?
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MessageSujet: Re: rotations (lyrae)   Mer 27 Juil - 1:44

tchak la flamme, la fumée s'enflamme, enflamme ses poumons, tête, âme. pas facile de parler. l'air de rien, salut, me revoilà face à toi. deux ans d'absence, un départ contraint. peu de compréhension, beaucoup de menaces. un trou noir. rien de cette soirée. l'abandon complet. comprendre auprès de neptune, mais neptune ne sait pas. noah s'est souvent dit "et si". et si seulement ce soir là il n'avait pas déconné. mince réconfort dans une marée de regrets : cette période de sa vie était incontrôlable. fêtes, imprévu, rencontres. y'a pas d'et si qui tienne. c'qu'il se dit, noah, c'est qu'il l'a rencontrée à l'une de ces soirées. et c'est une de ces soirées qui a eu sa peau. la boucle est bouclée.
pas facile de la voir et de retomber d'un étage. un étage de sa vie franchi, grimpé au prix de nombreux efforts. comme l'everest. il a du partir pour s'en remettre. c'est qu'il faut le vivre pour le comprendre. on peut pas se pardonner ce qu'on n'se rappelle pas. noah s'est toujours pas pardonné. ça reste au coin de sa tête. une menace qui glisse et frappe. quand quelque chose de bien lui arrive elle lui dit STOP. il est temps de t'auto-détruire. comme ce soir et ce taz dans sa poche.

il ne dérange pas. noah tire fort, compulsivement. la nicotine le détend mais ne suffit pas. ça fait longtemps que sa vie tourne autour d'autres dépendances. comme un cliché. gosse moyen d'une famille moyenne. évolue dans un milieu trop riche pour sa pauvre gueule. trop d'argent balancé au ciel. drogues, alcool, voyages, gadgets, superficialité. bienvenue dans le monde de la nuit. ses fêtes et ses djs. excentriques et extrêmes. sans limites, sans morale. bienvenue dans le monde du marketing ostentatoire. bienvenue dans le monde des artistes bohèmes, pseudo-ouverts d'esprit mais sectaires au possible. noah s'accroche à son rôle d'étudiant pour éviter de se faire avaler. c'est son seul repère : les responsabilités. et encore, il décroche souvent.
comme une fatalité elle lui tombe au nez. changé comment?, demande par habitude. parce qu'ils se sont connus, aimés, décryptés. lyrae l'a façonné. cru en lui. consumé. rejeté. ce goût amer de la culpabilité qu'il cherche à éteindre dans la rancoeur. il boit une gorgée, accroche ses yeux. t'as l'air plus dure, féroce. grandie. une vraie cromwell. celle qu'il admirait. et puis bam, plus rien. difficile d'éteindre l'amertume. noah s'est juré des les haïr. ils ont fait de lui leur fils, le gendre prédestiné. et à la moindre difficulté : écarté.
malgré tout, il se demande toujours. est-ce que je t'ai fait du mal? la réponse est oui. comme si la bulle éclatait il lève les yeux au ciel, sa lèvre tremble et il souffle écoute, je sais pas comment me comporter, j'suis terriblement mal à l'aise.

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MessageSujet: Re: rotations (lyrae)   Dim 31 Juil - 17:38

Rotations
Si le mur qui est derrière toi s’évanouissait dans les airs, ce mur portant tous tes maux, sans doute que tu vacillerais dangereusement. La clope coincée entre l’index et le majeur, tu glisses ta main sur ton visage. Lasse. Tu fermes un instant tes paupières, inspire à la recherche de ce putain d’oxygène qui semble manquer à tes poumons. Tu es une Cromwell. T’es une Chasseuse. T’es flic. Ce n’est pas Lui qui va foutre en l’air toute ta force. Ce n’est pas ce visage qui va ruiner ce que tu es devenue.

« Je le sens, c’est tout » souffles tu en libérant la fumée de tes lippes. Ta voix s’est nouée avec elle, s’éraillant. Comme s’il était difficile de prononcer ces mots qui butent contre ta langue. Tes prunelles soutiennent les siennes. Sans ciller. La faiblesse, tu n’as pas envie qu’il l’aperçoive. Pourtant tu plisses les yeux à sa remarque. plus dure  Ces mots qui résonnent sur son palais, tu les prends comme un reproche. Une insulte. C’est lui qui t’a fait ça. Tu l’as jeté volontairement hors de la fosse des Cromwell. Parce que cette nuit là, ton coeur s’est brisé. Pas pour les raisons que tu as relaté bien sûr. Mais parce que tu l’aimais à en souffrir. Tu ne voulais pas qu’il soit ta faille. Comment se débarrasser de lui alors que toute ta famille l’idolâtrait ? Que même si tu l’avais quitté, ils l’auraient tous gardé prêt d’eux ? écoute, je sais pas comment me comporter, j'suis terriblement mal à l’aise. Tu détournes les yeux et les fermes. Tu t’enfonces dans une abime de protection. Des flashs te reviennent de tes cette dernière que vous avez passé ensemble. Le remord te donne la nausée, tu t’exècres d’avoir utiliser un tel argument pour le bouter hors de ta famille. La colère. Elle remonte le long de ton échine, traverse ton palpitant et l’embrase. Ca glisse tout le long de tes veines et ça parvient jusqu’à tes yeux qui s’ouvrent et laissent transparaitre un éclat de rancoeur alors que tu Le regardes à nouveau. Il doit penser que c’est à cause de ce qu’il a oublié. Mais tout ce qu’il n’a plus dans son esprit, ce n’est qu’une nuit parfaite. Peut-être la plus intense de toutes. Celle où chaque pores de ta chair ce sont embrasés te faisant te sentir plus vivante que jamais. La Peur. Tu la ressens encore. Elle file dans tes prunelles alors que tu l’observes. Se mêle à la colère assombrissant la couleur de tes iris. Tu te redresses soudainement. Ses paroles t’ont énervées.

« Dégage alors ! » Ta voix est sèche et puis comme cela ne va pas assez vite, tu t’approches de lui et le bouscule du plat de tes assassines venant percuter son torse. L’alcool t’enlace et allume en toi un brasier colérique. Tu le repousses. Une fois, puis deux. Puis alors que tu voudrais qu’il s’éloigne le plus possible, tu lui attrapes le bras avec vigueur. Tes doigts se resserrent autour de sa peau, s’accrochent. T’as envie tout le lui dire. La vérité. Toutes les raisons qui t’ont poussées à agir ainsi. Tes pupilles se dilatent sous la colère.  « Mon briquet. » cingles-tu en le repoussant brusquement une nouvelle fois comme si tu n’arrivais pas à te décider sur ce que tu veux vraiment. Ton souffle est plus rapide. Il soulève avec vélocité ta poitrine. Se coince dans ta gorge. C’est comme si tu avais couru dix bornes alors que tu fais du sur place. Tes instincts de chasseuse, tes entrainements te donnent presque envie de te battre contre lui. Tu as juste envie d’extérioriser cette explosion de sentiments qui se déversent en toi. Qui te malmènent. Qui achèvent ta faculté de raisonner. La moindre parole, le moindre geste de Noah pourrait être le symbole de cette grenade presque dégoupillée que tu es.
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