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 meeting with the impious | hypnos

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night of the hunter

messages : 353
pseudo : melisandre, a girl has no name.
face claim : sophie turner, @hepburns.
MessageSujet: meeting with the impious | hypnos   Lun 11 Juil - 19:48


⚜ ⚜ ⚜
Crinière de feu tissée dans une natte posée sur l'une de tes épaules, tu passes tes paumes sur le haut de ton crâne en appuyant doucement sur la bosse que forme ta tignasse, aplatissant la masse de chevelure pour que ta coiffure ne semble pas avoir été réalisée dans une rapidité déconcertante et saisissante. Tu n'as jamais été douée de tes mains quand il s'agit de te donner une allure distinguée, partisane des cheveux lâchés qui recouvrent ton buste et la majorité de ton dos, tu ne prends guère le temps de t'occuper des mèches indociles et revêches qui virevoltent à chaque brise inattendue. Tu n'as ni le temps, ni l'envie de prendre soin d'une apparence artificielle, totalement factice alors que tout ton intérieur se détruit, s'étrangle et s'effondre sous des déraisons qui surviennent sans crier gare. Il se peut que dans une poignée d'instants, tu te retrouves, là, allongée sur le carrelage des toilettes pour femmes, tentant vainement de reprendre conscience du monde dans lequel tu vis. Il se peut que, dans quelques secondes, la main invisible s'abatte sur ta lucidité et te rende complètement déliquescente. Mais aussi, la possibilité que rien ne se passe et que tout se déroule normalement est à prendre à en compte. Tu soupires, cet énième filet d'air que tu laisses échapper d'entre tes lippes que tu as tendance à mordiller dans l'anxiété, cette même nervosité que tu ne veux pas qu'autrui puisse apercevoir entre deux coups d'œil. Depuis combien de temps est-ce que tu te pavanes devant le miroir, alors qu'entrent et sortent ces demoiselles à qui tu prends leur place pour qu'elles puissent se peinturlurer ? L'interrogation t'effleure et prend la poudre d'escampette, avant que d'autres pensées ne viennent s'immiscer et occuper toute ton attention. En fronçant légèrement les sourcils, tu passes tes doigts sur les mèches qui tombent sur ton front, les écartant de ce dernier afin de donner quelque chose que tu juges d'harmonieux. Chuintement désagréable d'une porte qui glisse et qui grince à cause de la rouille que le propriétaire ne voudrait admettre, tu ne portes pas grand intérêt à la silhouette qui erre jusqu'à ce qu'elle te donne un coup d'épaule pour te faire comprendre que tu es une gène. A bien regarder, tu as conscience que les autres glaces sont les plus fatiguées et que celle que tu t'es appropriée est la plus en état. Un bruit de bouche qui caractérise ton agacement, on peut lire le dédain dans ton regard et quand bien même tu as terminé ce que tu as à faire, la rétorsion te démange les phalanges. Tu observes son sac à main qui vaut des milliers et déjà l'amertume dans le fond de ta gorge donne le ton à cette insolence dont tu sais parfois faire preuve. Un regard, indiscret, hâtif et mauvais, tu reconnais là une personne que tu as côtoyé pendant de longues années, que tu as appris à répugner et ton appel à la vengeance se tasse, s'apaise. Tu sais que tu ne dois pas lui chercher des noises, tu sais qu'il est vain pour toi de t'en prendre à elle, cette même demoiselle qui des années auparavant à briser le seul talent que tu pensais avoir à l'époque. Tu étires tes lippes dans ton sourire le plus mensonger avant de t'en aller sans provoquer d'ennuis dans un établissement privé et auquel tu ne veux pas avoir de dettes. 

Dès que tu retournes dans la salle, tu balaies l'endroit d'un regard interrogateur. Tu entends le son du piano, les notes qui se mêlent pour donner une bouillie sans nom et qui te transperce les tympans. C'est peut-être à cause de ça, que le lieu se vide. Ça, ou l'heure tardive qui sonne la proche fermeture pour ce soir. Le début de soirée a montré les chaises prises par tous ces individus venus s'amuser, au comptoir ou installés autour d'une table afin d'apprécier une ambiance qui a toujours su battre son plein. Depuis un an et demi et d'aussi loin que tu puisses t'en souvenir, tu as toujours eu un petit quelque chose pour ce commerce-ci. Une aura particulière qui t'a immédiatement mis en confiance. Tu y as pris tes marques, tu connais les faciès qui vont et viennent, les habitués qui demandent aux barmen les boissons qui les rendent joyeux. Toi, rien que l'odeur te donne parfois le tournis et c'est certainement pour cette raison - que l'on peut trouver stupide - que tu te réfugies dans l'arrière du bâtiment ou que tu prends l'air devant la porte d'entrée. La salle se vide, tu comptes bien faire comme tous les autres qui prévoient de rentrer chez eux alors tu empoignes nonchalamment ton sac en bandoulière en ne prenant pas la peine de le porter de la manière dont il se doit. La porte d'entrée s'ouvre et à chaque zéphyr, tu frissonnes en serrant la mâchoire, peu adepte du léger froid qui te fatigue. Tu la serres d'autant plus lorsque tes prunelles croisent par hasard, l'homme accoudé au comptoir. Conjoncture de destins, tu as pris soin de poser ton regard à cet endroit précis, comme dans l'objectif de savoir s'il avait répondu présent cette fois-là. Le hasard n'a rien à voir dans la tournure que les choses prennent, tu as conscience que dans la majorité des cas où tu passes tes soirées dans ce bar, lui aussi y est. Et c'est dans cet espoir de le rencontrer que tes yeux se sont expressément posés sur ce point. En te permettant d'aller derrière le comptoir, tu poses brusquement ton sac et fait mine d'aider à la fermeture. Tu empoignes le verre à moitié vide - ou a moitié plein pour les optimistes - qui se trouve devant lui, qu'il ait fini ou qu'il souhaite siroter sa boisson jusqu'à la dernière goutte, tu n'en as rien à faire. « Faudrait penser à débarrasser le plancher. » que tu articules dans cette amabilité inexistante. Tu ne veux pas être sèche, mais tu l'es, dans cette intonation et dans cette expression où l'insensibilité peigne chacun de tes traits. Tu mets le verre avec d'autres verres propres, faute de savoir où réellement tu dois le placer. Pas d'évier en vue, rien, tu agis sans vraiment réfléchir. Tu remontes les manches de ta chemise blanche avant de prendre un chiffon et de faire mine de décrasser le meuble. Levant les yeux afin de l'observer, tu arques tes sourcils qui durcissent ton attitude. Et tu te demandes pourquoi tu t'es mise à le lorgner alors qu'à chaque fois, ce sont les mêmes faits qui te reviennent en mémoire. Entre la cousine, l'autre donzelle avec qui tu l'as vu main dans la main et les allusions avec Neptune qui te répugnent, toi, tu te demandes est ta place. Et ce qui t'énerve le plus, c'est que tu ne sais pas pourquoi est-ce que tu veux savoir quelle place on te réserve. Là, dans l'instant, tu as les nerfs qui s'emballent et tant bien que mal, tu gardes un semblant de contrôle parce que tu n'as pas envie de passer ta folie sur lui.

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BLABLABLA
blablabla
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