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 cry for help + hypnos

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potion maker

messages : 146
pseudo : heartsamess
face claim : carey mulligan (amortentia)
MessageSujet: cry for help + hypnos   Dim 10 Juil - 19:21


cry for help
Hypnos & Louise


C’est ridicule, mais c’est plus fort que toi. Tu ne peux pas échapper à cette routine qui s’est installée entre les quatre murs de ton appartement, tu as besoin de ce sentiment de familiarité pour chasser le plus gros de tes angoisses une fois que les volets sont fermés et les rideaux sont tirés. Tu as besoin de répéter – mécaniquement, comme inlassablement – ces gestes pour pouvoir trouver le sommeil. Une fois ton petit appartement plongé dans la penombre, tu allumes la petite lampe qui se trouve sur la table basse en bois de la pièce principale, éclairant l’endroit d’une lumière faiblarde mais chaude. Ceci fait, tu te diriges d’un pas lourd dans ta petite cuisine, où tu mets de l’eau à chauffer. Puis, tu t’asseois sur la chaise en bois, dos tourné à la fenêtre. En attendant que l’eau boue, tu as la fâcheuse tendance à te perdre dans les méandres tortueux de ton esprit, songeant distraitement à la dernière fois où tu avais vu Leonard, où tu avais aperçu le doux sourire de Maman, le regard profond de Papa. Ça te fait mal, mais tu dois avoir des tendances masochistes car tu ne parviens jamais à te tirer de ces tergiversations douloureuses. C’est toujours le sifflement strident de la théière te vrillant les tympans qui te réveille dans un sursaut. Pendant moins d’un quart de seconde, tu es déboussolée, perdue dans ta cuisine minuscule. Et enfin, tu reprends pied ; tu quittes maladroitement ton siège inconfortable pour ôter la théière du feu. D’un mouvement de baguette, tu sors un sachet de thé et une tasse de tes placards, préparant le tout avec des gestes méthodiques et répétés. Quand le breuvage infuse, tu retournes au salon et, après avoir posé la tasse en porcelaine sur la table basse, tu te vautres lourdement sur ton canapé défoncé, jonché de divers ouvrages. Tu tatonnes un peu et quand tes doigts rencontrent du cuir finement relié, tu n’hésites pas ; tu t’empares du livre, l’ouvres et le poses sur tes cuisses, les jambes étendues et les pieds posés maladroitement sur la table qui fait aussi office de repose-pieds. Un livre concernant les créatures magiques, cadeau de tes parents pour ton quatorzième anniverse. Un livre que tu chéris grandement, mais qui ne manque jamais de te pincer le coeur à chaque fois que tu poses les yeux dessus. Mais ce n’est pas grave. Tu le lis quand même, parce que tu l’aimes malgré tout.

Tu te perds pas loin d’une heure dans ta lecture, sirotant doucement ton thé devenu tiède. Bientôt, l’horloge t’annonce qu’il est minuit moins le quart. Il commence à se faire tard, surtout quand tu sais que tu dois t’occuper de l’ouverture du Fol’Opium le lendemain matin. À contre-coeur, tu fermes le livre et le laisses s’échouer sur le canapé. Tu abandonnes ta tasse sur la table basse, tu t’en occuperas demain avant de partir travailler. Tu éteins juste la petite lampe avant de te lever du canapé. Tu connais tellement bien ton appartement que tu n’as guère besoin d’éclairer le bout de ta baguette d’un lumos pour naviguer entre les meubles. Avant de rejoindre ton lit, tu vérifies que la porte de ton chez-toi est bien verrouillée, puis tu te diriges lentement dans ta chambre. Tu te débarrasses de ton chemisier blanc. Tu ôtes ton jeans. Puis tu te faufiles dans un t-shirt trop grand pour toi – un t-shirt que tu avais piqué à Leonard quand tu étais plus jeune, il y a plus de dix ans de cela. Tu ignores ta gorge qui se serre pour te glisser sous la couverture, laissant ta tête rencontrer doucement ton oreiller. Tes cheveux blonds s’éparpillent autour de ton visage, parsèment le linge clair de l’oreiller. Tu te positionnes confortablement sur ton côté droit, souffles bruyamment et fermes les yeux. Le sommeil ne tardera pas à arriver ce soir, tu le sais. Tu es fatiguée, les cauchemars t’épuisent. Mais, même si tu redoutes ton inconsient une fois que tu seras endormie, tu ne peux pas non plus fonctionner convenablement en refusant de céder face à Morphée. Alors tu ignores tes mains moites et ton estomac qui fait des nœuds, tu ignores tes poumons qui se compressent et tes muscles qui se tendent. Tu fermes les yeux en soupirant et tu attends la venue du sommeil avec une certaine appréhension. Tu attends des heures durant, te semble-t-il, jusqu’à ce que – enfin ! – tu n’ais plus conscience du réel. Pendant un temps, ton sommeil n’est pas perturbé. Mais quand tu commences à rêver, tout se complique. Tu la sens arriver, doucement, insinueusement, cette ombre terrible. Celle qui te fait trembler, qui te fait hurler. Tu as conscience qu’elle vient te torturer, cette nuit encore, mais tu ne parviens pas à lui échapper. Tu ne parviens pas à te réveiller. Tu es trop faible face à ta peur, pas assez forte pour lui échapper.

Toujours inconsciente, tu te tortilles de manière inconfortable entre tes draps, ton souffle se fait court et la sueur perle sur ton front au niveau de ton front et la naissance de ta nuque. Tu les vois clairement face à toi, tes tortionnaires, ceux qui t’ont brisée il y a dix ans et qui pourrissent encore ton quotidien. Ils ont planté en toi la graine d’un effroi terrible qui ne te quittera jamais. Tu gémis pitoyablement et les maigres sons qui s’échappent de ta gorge se font progressivement plus forts. Tu les vois tirer leur baguette, leur visage tordu en un rictus moqueur et malsain. Tu sens des doigts frais courir sur ta peau, tes yeux s’ouvrent d’un coup. Une voix rauque déchire le silence, tu mets de trop longues secondes à te rendre compte que c’est toi qui hurle. Quelqu’un est là avec toi. Tu ne sais pas qui ; tes yeux sont encore trop embrumés par ton cauchemar et la pièce n’est pas suffisamment illuminée pour que tu captes les détails. Tu as un mouvement de recul. Tu t’empêtres dans tes draps, tu perds l’équilibre et bascules de l’autre côté du lit, heurtant douloureusement le parquet. Tu restes à terre quelques instants, le souffle court et les larmes aux yeux. Ta main gauche tremble plus que jamais. Tu te redresses, craintive. Et tu vois enfin qui a coupé ton cauchemar. « Hypnos. » dis-tu dans un souffle, ne sachant quoi dire de plus après une telle réaction en sa présence. Tu as les yeux grands ouverts, tu es toute vulnérable face à lui, les jambes encore emmêlées dans ta couverture. Ton coeur bat encore trop vite à cause de ton rêve néfaste. Tu songes distraitement au stock de potions que tu as sous l’évier de ta salle de bain, qui te permettrait d’oublier pendant quelques heures la terreur que tu as ressentis. Mais tu chasses cette idée de ton esprit rapidement. Tu ne veux pas qu’Hypnos te voit tomber aussi bas. Prenant appui sur ton matelas, tu te hisses sur celui-ci, t’avachissant contre la tête de lit. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Ta voix est toujours aussi rauque et, encore une fois, tu ne trouves rien de mieux à dire. Mais ce n’est pas grave. Tu ne te sens pas obligée d’entamer une conversation socialement acceptable quelconque avec Hypnos ; tu le connais depuis bien trop longtemps, tu n’as pas besoin de faire semblant.
   
AVENGEDINCHAINS

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It was a long and dark December, from the rooftops I remember; there was snow... White snow. Clearly I remember, from the windows they were watching while we froze down below.
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